L’actu cyclones, typhons et tempêtes : le Pacifique reste sous surveillance, l’Atlantique marque une pause

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Au début du mois de novembre, l’activité cyclonique mondiale présente des contrastes marqués. Alors que l’Atlantique nord et le Pacifique oriental ne signalent pas de cyclone tropical en cours, une perturbation du Pacifique central retient l’attention des prévisionnistes. Dans le Pacifique nord-ouest, les bulletins de suivi font également état du typhon In-Fa. La situation demande toutefois une lecture attentive des horaires et des organismes de référence : les données d’un suivi secondaire ne remplacent jamais les avis officiels.

Un début novembre plutôt calme dans l’Atlantique

Le bulletin du National Hurricane Center (NHC), publié le 2 novembre, ne signale aucun cyclone tropical dans l’Atlantique nord, la mer des Caraïbes ou le golfe du Mexique. L’organisme américain n’anticipe pas non plus de formation cyclonique dans ces secteurs au cours des sept jours suivants. La saison atlantique, qui se poursuit officiellement jusqu’au 30 novembre, entre donc dans sa dernière ligne droite sans système actif signalé par le centre de Miami.

Cette accalmie intervient après une saison marquée par une activité relativement faible dans le bassin atlantique. Les prévisions saisonnières de la NOAA avaient d’ailleurs envisagé une saison inférieure à la normale. Il faut toutefois distinguer une prévision statistique établie plusieurs mois à l’avance du bilan définitif : celui-ci ne pourra être dressé qu’une fois la saison terminée et les données réanalysées.

Pacifique central : une zone à surveiller près d’Hawaï

La situation est un peu différente dans le Pacifique central. Le bulletin tropical du NHC du 1er novembre repère une vaste zone de basse pression située loin au sud-est de l’archipel d’Hawaï. Les averses et les orages associés restent désorganisés, mais les conditions atmosphériques pourraient permettre une évolution progressive vers une dépression tropicale au cours de la semaine.

Le centre américain estime la probabilité de formation à 10 % dans les prochaines 48 heures, puis à 60 % sur sept jours. Ces chiffres décrivent une possibilité de formation, pas la probabilité qu’un cyclone déjà constitué frappe une île ou une côte. À ce stade, aucun cyclone tropical n’est officiellement signalé dans le Pacifique central. La zone mérite néanmoins une surveillance, car son déplacement vers l’ouest ou le nord-ouest pourrait modifier les conditions météorologiques sur une partie de l’océan.

Dans le Pacifique oriental, à l’est du méridien 140° Ouest, le NHC ne signale pas non plus de cyclone tropical au moment de son bulletin du 1er novembre. Il n’existe donc pas, dans les informations officielles consultées, de système actif comparable aux puissants ouragans observés dans cette région au cours de certains épisodes de septembre.

Pacifique nord-ouest : prudence sur le suivi du typhon In-Fa

Le Pacifique nord-ouest demande davantage de précautions dans la lecture des informations disponibles. Un service de suivi cyclonique secondaire a relayé des données de la Japan Meteorological Agency (JMA) concernant le typhon In-Fa, avec des vents estimés à 100 nœuds, soit environ 185 km/h, dans un bulletin daté du 28 octobre. Les prévisions associées envisageaient alors un déplacement vers le nord-ouest et une évolution au cours des jours suivants.

Il serait cependant imprudent de présenter ces chiffres comme la situation du 2 novembre. La page consultée précise que ses données détaillées étaient arrêtées au 28 octobre, même si certains résultats de suivi plus récents circulent avec des horaires différents. Sans bulletin officiel JMA actualisé et directement vérifiable pour ce 2 novembre, la position, l’intensité et le statut actuel d’In-Fa ne peuvent pas être confirmés ici. Cette distinction compte : une prévision ancienne ne constitue pas une observation en temps réel.

Le bassin du Pacifique nord-ouest reste l’un des secteurs les plus exposés aux typhons dans le monde. La période d’activité ne s’arrête pas mécaniquement à la fin de l’été : des systèmes tropicaux peuvent encore se former en novembre, parfois avec une trajectoire vers le Japon, les Philippines ou les archipels du Pacifique occidental. La surveillance doit donc se poursuivre, même lorsque l’activité semble diminuer.

Océan Indien : une saison qui change de rythme

Dans l’hémisphère Sud, la saison cyclonique 2026-2027 entre progressivement dans sa période de développement. Le bassin sud-ouest de l’océan Indien concerne notamment Madagascar, les Comores, les Seychelles, Maurice et La Réunion. Les premiers systèmes peuvent se former à mesure que les eaux se réchauffent et que les conditions atmosphériques deviennent plus favorables.

Le bilan officiel de Météo-France pour la saison précédente, 2025-2026, donne un point de comparaison utile. Le service météorologique recense 11 tempêtes, dont 10 de nature purement tropicale et une subtropicale. Six ont atteint le stade de cyclone tropical, parmi lesquelles quatre cyclones tropicaux intenses. Ces chiffres dépassent légèrement les références habituelles du bassin, établies respectivement à 10 tempêtes, cinq cyclones et trois cyclones intenses.

Ce bilan ne préjuge pas de la saison qui commence. Une saison précédente active ne signifie pas automatiquement que la suivante le sera également. Les trajectoires, l’intensité et le nombre de phénomènes dépendent de conditions océaniques et atmosphériques qui évoluent d’une année à l’autre.

El Niño, un facteur à suivre, mais pas une explication automatique

Les conditions océaniques du Pacifique font l’objet d’une attention particulière en cette fin d’année. Les analyses publiées ces dernières semaines décrivent un épisode El Niño particulièrement marqué en 2026. Ce phénomène correspond à un réchauffement anormal des eaux de surface dans le Pacifique équatorial, avec des conséquences sur la circulation atmosphérique à grande échelle.

El Niño peut modifier la répartition des zones favorables aux cyclones tropicaux. Il tend notamment à augmenter le cisaillement vertical du vent dans certaines parties de l’Atlantique, ce qui peut gêner l’organisation des systèmes tropicaux. Dans le Pacifique, les effets varient selon les bassins et les secteurs : certaines zones peuvent connaître une activité renforcée, tandis que d’autres deviennent moins favorables.

Il ne faut toutefois pas résumer la situation par une formule du type « El Niño provoque davantage de cyclones dans le Pacifique ». L’influence du phénomène dépend de la région, de la saison et de nombreux autres paramètres, notamment la température de l’océan, l’humidité de l’atmosphère, le cisaillement du vent et la présence de perturbations préexistantes. Un épisode El Niño ne permet donc pas, à lui seul, de prévoir le nombre de typhons ou leur intensité.

Tempête tropicale, typhon, ouragan : trois noms pour une même famille

Les termes changent selon les régions du globe, mais ils désignent des phénomènes appartenant à la même famille météorologique. Dans l’Atlantique et le Pacifique nord-est, on parle d’ouragan lorsque le système atteint le seuil d’intensité correspondant. Dans le Pacifique nord-ouest, le terme employé est typhon. Dans l’océan Indien et le Pacifique Sud, le mot cyclone est généralement utilisé.

Une tempête tropicale se forme au-dessus d’eaux suffisamment chaudes, généralement autour de 26 à 27 °C sur une certaine profondeur, avec une atmosphère humide et une organisation orageuse qui peut se structurer autour d’un centre dépressionnaire. Le seuil précis de classement varie selon les organismes, notamment parce que les méthodes de mesure des vents ne sont pas identiques.

Le NHC utilise des vents soutenus moyennés sur une minute, tandis que la JMA utilise une moyenne sur dix minutes. Deux valeurs publiées par ces organismes ne sont donc pas directement comparables sans tenir compte de cette différence. Cette précaution évite de transformer une différence de méthode en différence réelle d’intensité.

Ce qu’il faut retenir au 2 novembre 2026

La situation cyclonique mondiale présente une accalmie confirmée dans l’Atlantique nord et le Pacifique oriental, où le NHC ne signale aucun cyclone tropical actif. L’organisme américain ne prévoit pas de formation dans l’Atlantique au cours des sept jours suivants. Dans le Pacifique central, une zone dépressionnaire au sud-est d’Hawaï présente en revanche une probabilité de développement estimée à 60 % sur sept jours. Dans le Pacifique nord-ouest, des informations relatives au typhon In-Fa ont circulé, mais les données détaillées consultées ne permettent pas de confirmer son statut exact au 2 novembre.

La saison cyclonique n’est donc pas terminée à l’échelle mondiale. Le mois de novembre peut encore apporter des phénomènes dans le Pacifique nord-ouest, tandis que l’activité de l’hémisphère Sud entre progressivement dans une période plus favorable. Pour suivre les prochains jours, les bulletins des centres météorologiques régionaux restent les références à privilégier : NHC pour l’Atlantique et le Pacifique oriental, JMA pour le Pacifique nord-ouest, et services météorologiques nationaux pour les autres bassins.

Repère important : les probabilités de formation et les prévisions de trajectoire évoluent à chaque nouveau bulletin. Elles ne doivent pas être interprétées comme des certitudes, ni comme des bilans d’impacts déjà constatés.