RETRO : le 1er juillet 1993, la Côtière fut ravagée par les orages.

1er juillet 1993 : Violents orages de la Côtière jusqu’ à Pont d’ Ain

La journée du 1er juillet 1993 reste encore dans les mémoires. Sa soirée principalement qui fut très agitée. En effet, de violents orages ont provoqué la panique sur plusieurs secteurs de notre département de l’ Ain entre Montluel, Villars les Dombes et Pont d’ Ain. Ces orages se sont accompagnés de véritables trombes d’ eau en plus de la grêle parfois et de fortes rafales de vent. Le val de Saône ne fut pas non plus épargné par les caprices des cieux. Tout cela a nécessité d’ importantes interventions des secours selon le CODIS du 01; on estime leur nombre à 300 sur tous ces secteurs, chiffre que l’ on peut qualifier de très important pour notre département car pas si fréquent que cela. Comme à chaque fois on a observé des caves inondées par les pluies parfois diluviennes.

Pont d’ Ain très touchée

Parmi les localités les plus touchées ce soir-là citons la cité des bords de l’ Ain, Pont d’ Ain. De mémoire je n’ avais pas connu un tel déluge dans ma commune . Il faut remonter probablement à l’ été 1979 pour retrouver un orage aussi violent ici ( et encore celui de cette année-là avait quasiment anéanti les cultures en raison des importants grêlons ; on y reviendra dans un prochain article). Très vite, le temps s’ est dégradé en soirée. Il y a eu comme une sorte de 2 orages qui sont rentrés en conflit, l’ un par venant du SO et l’ autre du NO. Les vents furent soutenus et contraires, ce qui cassa d’ ailleurs en 2 parties le sommet de mon saule pleureur. On peut estimer les rafales à 80 km/h.

En plus du tonnerre puissant, un véritable déluge s’ est abattu sur la commune pendant 30 minutes réduisant fortement la visibilité. Il est ainsi tombé pas moins de 50 mm. Ceci a eut pour effet de boucher quelques évacuations pluviales dans certaines rues ( ma rue se transformant en mini lac). Mais c’ est surtout la vieille ville qui fut impactée et qui donna de l’ inquiétude. Un véritable torrent de d’ eau et de gravas a dévalé depuis le sommet de la Catherinette. Des occupants d’ un appartement ont eu juste le temps de se mettre à l’ abri. La maison de retraite a connu des infiltrations d’ eau. Une reconnaissance de catastrophe naturelle fut obtenue tout comme pour Varambon.

Les communes environnant Pont d’ Ain n’ ont pas été épargnées par les trombes d’ eau de cet orage. C’ est en fait tout le canton ou presque qui fut touché par l’ orage : Varambon, les Carronnières, Neuville sur Ain ( il est tombé 25 mm en peu de temps). Là encore il y a eu des coulées de boue, de gravas, des chemins défoncés.

Montluel et Miribel dans le même bain

Plus bas dans le département, la Côtière a connu également des mésaventures ce soir du 1er juillet 93.Le secteur de Montlel fut très touché mais fort heureuseument aucune victime ne fut à déplorer. Mais les services de secours furent sur la brèche une bonne partie de la nuit de jeudi à vendredi. des canalisations se sont rompues, des égouts ont débordé, des travers sont tombés sur quelques chaussées, des champs furent ravinés. Parfois les dégâts matériels furent conséquents.

La commune de Miribel reçut pas moins de 45 mm d’ eau en l’ espace de 30 minutes ce que l’ on peut qualifier d ‘un orage d ‘une intensité extraordinaire comme le fit son maire. 7 centres de secours furent mobilisés pour cette commune du SO de l’ Ain qui retrouva toutes ses rues descendant de la Côtière miribelane faisant éclater en divers points les canalisations et les chaussées.  Outre des chaussées détériorées sur plusieurs centaines de mètres, un lotissement fut envahi par près de 100 m3 de gravats. L’ entrée ouest de la ville fut recouverte de boue.
La route nationale 84 fut coupée. Comme sur Montluel, on nota des caves inondées, des cours et habitants en contre bas de la cité inondées et envahies par la boue. Dans la zone industrielle des Echets toute proche, plusieurs entreprises ont été complètement inondées. Des pertes furent parfois estimées à près de 10 millions de francs. Sur le plateau entre le mas Rillier et les Echets des automobilistes furent parfois immobilisé alors que l’ eau atteignait les moyeux de leurs véhicules. Vendredi beaucoup de gens étaient encore à la tache pour l’ évacuation des eaux et des boues : secours, personnels municipaux, bénévoles. D’ importants moyens d’ actions entrepris pour remettre tout en état. Le maire et les élus se rendirent sur les lieux pour évaluer les dégâts. Il s ‘ en suivit une reconnaissance de catastrophe naturelle bien évidemment. Cette région avait déjà été touchée par de violents orages en mai 1993 mais bien souvent cela avait été moins violent que ce 1er juillet.