đŸ”„Landes : un incendie de forĂȘt se dĂ©clenche dans un parc photovoltaĂŻque. 150 hectares parcourus.

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Un nouveau feu s’est dĂ©clarĂ© ce mercredi 16 septembre dans les Landes, Ă  proximitĂ© de LĂŒe et Labouheyre. Parti d’un parc photovoltaĂŻque avant de gagner la forĂȘt de pins, l’incendie avait parcouru environ 150 hectares vers 18 h 30 selon le point communiquĂ© par le prĂ©fet. La situation reste particuliĂšrement dĂ©licate en raison de la proximitĂ© de l’autoroute A63, d’une voie ferrĂ©e et de lignes Ă©lectriques Ă  haute tension. Plusieurs centaines de sapeurs-pompiers et un important dispositif aĂ©rien sont mobilisĂ©s, avec notamment des Canadair.

Le massif forestier landais connaĂźt une nouvelle journĂ©e difficile. Ce mercredi 16 septembre, un incendie s’est dĂ©clarĂ© vers 14 heures sur la commune de LĂŒe, dans le nord des Landes, avant de gagner rapidement les parcelles forestiĂšres voisines. Le feu concerne un secteur situĂ© entre LĂŒe, Labouheyre et SolfĂ©rino. Les premiĂšres informations disponibles font Ă©tat d’un dĂ©part au niveau d’un parc photovoltaĂŻque, puis d’une propagation vers la forĂȘt de pins. À 18 h 30, le bilan communiquĂ© par le prĂ©fet faisait Ă©tat d’environ 150 hectares parcourus par les flammes.

La progression du feu explique la mobilisation rapide des secours. Le bilan donnĂ© dans l’aprĂšs-midi faisait Ă©tat de 150 sapeurs-pompiers et de six moyens aĂ©riens engagĂ©s, dont deux Canadair. D’autres informations opĂ©rationnelles faisaient Ă©tat de 200 pompiers prĂ©sents sur le terrain au fil de la montĂ©e en puissance du dispositif. Cette diffĂ©rence ne signifie pas nĂ©cessairement une contradiction : les effectifs Ă©voluent avec l’arrivĂ©e des renforts, les relĂšves et l’organisation des secteurs de lutte.

Le dispositif aĂ©rien constitue l’un des Ă©lĂ©ments majeurs de cette intervention. Deux Canadair ont Ă©tĂ© engagĂ©s dans la lutte contre les flammes. Leur rĂŽle consiste Ă  effectuer des largages d’eau sur les zones accessibles depuis les airs afin de ralentir la progression du front ou de protĂ©ger certains secteurs. Les appareils travaillent en complĂ©ment des moyens terrestres et non Ă  leur place : l’eau larguĂ©e depuis un avion ne suffit pas, Ă  elle seule, Ă  Ă©teindre durablement un feu de forĂȘt. Le travail des Ă©quipes au sol reste nĂ©cessaire pour traiter les lisiĂšres, sĂ©curiser les zones dĂ©jĂ  parcourues par les flammes et empĂȘcher les reprises.

Des moyens aĂ©riens supplĂ©mentaires ont Ă©galement Ă©tĂ© signalĂ©s au cours de l’aprĂšs-midi. Certaines sources ont Ă©voquĂ© jusqu’à quatorze appareils ou engins aĂ©riens mobilisĂ©s ou attendus dans le dispositif Ă©largi, tandis que le point prĂ©fectoral relayĂ© en dĂ©but de soirĂ©e faisait Ă©tat de six moyens aĂ©riens effectivement engagĂ©s. Il convient donc de distinguer les moyens annoncĂ©s, ceux en transit et ceux rĂ©ellement prĂ©sents sur zone Ă  un instant donnĂ©. Pour un bilan opĂ©rationnel fiable, le chiffre de six moyens aĂ©riens, dont deux Canadair, reste celui qui ressort du point prĂ©fectoral diffusĂ© en fin d’aprĂšs-midi.

La situation est qualifiĂ©e de trĂšs dĂ©favorable par les secours. Le problĂšme ne tient pas seulement Ă  la surface dĂ©jĂ  parcourue. Le secteur prĂ©sente une combinaison particuliĂšrement dĂ©licate avec la forĂȘt de pins, des infrastructures Ă©lectriques, une autoroute et une voie ferrĂ©e. Le SDIS des Landes a notamment signalĂ© la prĂ©sence de lignes Ă  haute tension de 63 000 volts Ă  proximitĂ© du sinistre. Cette configuration limite certaines possibilitĂ©s d’intervention aĂ©rienne et impose une grande prudence aux Ă©quipes engagĂ©es au sol.

L’autoroute A63 constitue Ă©galement un Ă©lĂ©ment de surveillance. Une propagation vers une infrastructure aussi frĂ©quentĂ©e peut avoir des consĂ©quences rapides sur la circulation et sur la sĂ©curitĂ© des automobilistes. La voie ferrĂ©e reprĂ©sente une autre contrainte immĂ©diate. La circulation des trains a Ă©tĂ© interrompue sur une partie de la liaison Bordeaux-Dax en raison de la proximitĂ© des flammes. La coupure vise Ă  Ă©viter toute exposition des circulations ferroviaires au sinistre et Ă  permettre aux secours de travailler dans des conditions plus sĂ»res.

Sur le rĂ©seau routier local, la route dĂ©partementale entre Labouheyre et Cap-de-Pin a Ă©galement Ă©tĂ© fermĂ©e dans le secteur concernĂ©, avec une dĂ©viation par l’A63 signalĂ©e dans l’aprĂšs-midi. La dĂ©chetterie situĂ©e Ă  proximitĂ© du sinistre a elle aussi Ă©tĂ© concernĂ©e par les mesures de sĂ©curitĂ© locales. Ces restrictions peuvent Ă©voluer en fonction du dĂ©placement du front et des dĂ©cisions prises par les autoritĂ©s.

Le bilan humain reste heureusement limitĂ© Ă  des blessures lĂ©gĂšres parmi les Ă©quipes de secours, mais lĂ  encore les chiffres ont Ă©voluĂ© au fil des points de situation. En dĂ©but de soirĂ©e, deux sapeurs-pompiers lĂ©gĂšrement brĂ»lĂ©s Ă©taient signalĂ©s par le SDIS 40 et plusieurs sources de presse. Un point prĂ©fectoral relayĂ© plus tard par TF1 faisait Ă©tat de quatre soldats du feu lĂ©gĂšrement blessĂ©s. Le chiffre dĂ©finitif devra donc ĂȘtre confirmĂ© par les autoritĂ©s aprĂšs stabilisation de la situation.

Une habitation menacĂ©e par les flammes a par ailleurs pu ĂȘtre protĂ©gĂ©e par les Ă©quipes. À ce stade du bilan disponible en dĂ©but de soirĂ©e, aucune ville ni aucun village ne se trouvait dans l’axe immĂ©diat de propagation identifiĂ© par les secours. Cette prĂ©cision est importante : elle ne signifie pas que le feu est sans danger pour les secteurs habitĂ©s, mais simplement que le front connu Ă  ce moment-lĂ  ne se dirigeait pas directement vers une agglomĂ©ration.

La rapiditĂ© de propagation constitue justement l’un des sujets de prĂ©occupation. Dans les Landes, la continuitĂ© forestiĂšre, la prĂ©sence de peuplements de pins et la vĂ©gĂ©tation dessĂ©chĂ©e peuvent permettre Ă  un incendie de parcourir rapidement plusieurs centaines d’hectares lorsque les conditions mĂ©tĂ©orologiques deviennent dĂ©favorables. Le relief relativement peu marquĂ© du massif landais ne signifie pas que les flammes progressent lentement. Dans certaines configurations, le vent, la faible humiditĂ© de l’air et l’état de sĂ©cheresse des vĂ©gĂ©taux suffisent Ă  accĂ©lĂ©rer fortement le front.

Le contexte mĂ©tĂ©orologique de cette mi-septembre reste lui aussi prĂ©occupant. MĂ©tĂ©o-France indiquait ce mercredi que la sĂ©cheresse des sols atteignait un niveau inĂ©dit pour une mi-septembre et que le danger de feu pouvait encore atteindre des niveaux Ă©levĂ©s Ă  trĂšs Ă©levĂ©s dans plusieurs secteurs du sud, notamment dans l’Aude. Le fait que nous soyons dĂ©jĂ  Ă  la mi-septembre ne suffit donc pas Ă  faire disparaĂźtre le danger. Une forĂȘt qui a subi plusieurs semaines de chaleur et de dĂ©ficit hydrique ne retrouve pas immĂ©diatement un Ă©tat humide aprĂšs quelques passages pluvieux.

Les Landes sortent en outre d’un Ă©tĂ© particuliĂšrement Ă©prouvant. Le dĂ©partement avait dĂ©jĂ  connu deux incendies majeurs en quelques semaines. À Biscarrosse, fin juillet, environ 3 600 hectares avaient Ă©tĂ© parcourus par le feu. À la mi-aoĂ»t, le secteur de Luglon et Garein avait Ă©tĂ© touchĂ© par un incendie qui avait parcouru environ 1 700 hectares selon les bilans diffusĂ©s aprĂšs le sinistre. Le nouvel Ă©pisode de ce mercredi intervient donc dans un territoire dĂ©jĂ  fortement sollicitĂ© par les opĂ©rations de lutte contre les incendies.

Cette succession pose aussi la question de la disponibilitĂ© des moyens. Les opĂ©rations de lutte contre les grands feux mobilisent des effectifs considĂ©rables pendant plusieurs jours, parfois avec des relĂšves successives. Les moyens aĂ©riens doivent eux aussi ĂȘtre rĂ©partis entre les diffĂ©rents dĂ©partements confrontĂ©s simultanĂ©ment au danger. La SĂ©curitĂ© civile dispose notamment de Canadair CL-415, de Dash 8 Q400MR et d’autres appareils spĂ©cialisĂ©s, mais leur disponibilitĂ© dĂ©pend de la situation opĂ©rationnelle, de la maintenance et de la localisation des autres incendies.

Le Canadair possĂšde une caractĂ©ristique particuliĂšrement adaptĂ©e Ă  ce type de situation : il peut Ă©coper de l’eau directement sur une surface aquatique suffisamment longue et dĂ©gagĂ©e, puis revenir rapidement au-dessus du feu pour larguer sa charge. Cette capacitĂ© permet de multiplier les rotations lorsque les conditions s’y prĂȘtent. Mais la prĂ©sence de lignes Ă©lectriques, d’un relief particulier, de fumĂ©es importantes ou d’autres obstacles peut modifier les possibilitĂ©s d’intervention. Un bombardier d’eau n’est jamais simplement un avion qui « verse de l’eau » sur un incendie : son emploi repose sur une coordination trĂšs prĂ©cise avec les Ă©quipes au sol et avec les autres aĂ©ronefs.

Le travail terrestre demeure donc dĂ©terminant. Les colonnes de sapeurs-pompiers Ă©tablissent des points d’attaque, protĂšgent les secteurs sensibles et tentent de ralentir la progression du front. Dans une forĂȘt de pins, l’objectif consiste aussi Ă  empĂȘcher les flammes de franchir certaines coupures ou de contourner les secteurs traitĂ©s. Une fois une partie du feu passĂ©e, les Ă©quipes doivent encore rechercher les points chauds et traiter les lisiĂšres afin de limiter les reprises.

C’est prĂ©cisĂ©ment cette phase qui explique pourquoi la notion de « feu fixĂ© » ne signifie pas « feu Ă©teint ». Un incendie peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme fixĂ© lorsque sa progression est stoppĂ©e, tout en conservant des foyers actifs ou des points chauds Ă  l’intĂ©rieur du pĂ©rimĂštre. Les Ă©quipes doivent alors poursuivre les opĂ©rations de surveillance et de noyage. Avec un sol sec et une vĂ©gĂ©tation trĂšs inflammable, une reprise peut survenir plusieurs heures aprĂšs le passage du front principal.

L’origine exacte du sinistre n’est pas Ă©tablie dans les informations disponibles en dĂ©but de soirĂ©e. Le dĂ©part du feu est situĂ© dans le secteur d’un parc photovoltaĂŻque, mais cette localisation ne permet pas Ă  elle seule de dĂ©terminer la cause. Une enquĂȘte devra Ă©tablir les circonstances prĂ©cises du dĂ©part. Il faut donc Ă©viter, Ă  ce stade, de transformer la proximitĂ© avec les panneaux photovoltaĂŻques en conclusion sur l’origine du feu.

Le choix de l’implantation et de la protection des infrastructures Ă©nergĂ©tiques en zone forestiĂšre constitue nĂ©anmoins un sujet technique intĂ©ressant. Les installations photovoltaĂŻques au sol occupent parfois des surfaces importantes au sein de territoires oĂč le risque incendie peut ĂȘtre Ă©levĂ©. Leur prĂ©sence ne signifie pas qu’elles provoquent des incendies, mais leur environnement doit tenir compte des obligations de dĂ©broussaillement, des accĂšs pour les secours, des pistes utilisables par les vĂ©hicules incendie et des conditions permettant une intervention rapide en cas de sinistre.

Dans le cas de LĂŒe, la proximitĂ© simultanĂ©e d’une forĂȘt, d’une voie ferrĂ©e, de l’A63 et d’une ligne Ă  haute tension transforme le feu en problĂšme dĂ©passant largement la seule protection des arbres. Les secours doivent protĂ©ger les infrastructures, garantir leurs propres conditions de sĂ©curitĂ© et empĂȘcher une propagation vers des zones oĂč le trafic ou la population pourraient ĂȘtre exposĂ©s. Chaque infrastructure impose ses propres contraintes opĂ©rationnelles.

Le dĂ©partement des Landes avait par ailleurs abaissĂ© son niveau dĂ©partemental de vigilance feux de forĂȘt au jaune Ă  compter du mercredi 16 septembre. Cette dĂ©cision rĂ©glementaire ne signifiait pas que le danger avait disparu. Le niveau jaune correspond au deuxiĂšme niveau sur cinq dans le dispositif dĂ©partemental et maintient plusieurs interdictions, notamment le brĂ»lage Ă  l’air libre des dĂ©chets verts et certains travaux susceptibles de provoquer des dĂ©parts de feu.

Cette situation illustre une difficultĂ© classique de la prĂ©vention incendie : un niveau administratif de vigilance peut ĂȘtre abaissĂ© alors que certains secteurs conservent une forte vulnĂ©rabilitĂ© locale. Le risque n’est pas uniforme Ă  l’échelle d’un dĂ©partement. Il dĂ©pend de l’humiditĂ© de la vĂ©gĂ©tation, du vent, des tempĂ©ratures, de l’état des sols, de la continuitĂ© forestiĂšre et des conditions observĂ©es dans les heures prĂ©cĂ©dentes.

Le feu de LĂŒe rappelle aussi que le calendrier climatique ne correspond pas exactement au calendrier administratif. Le 16 septembre, l’étĂ© mĂ©tĂ©orologique est terminĂ©, mais la forĂȘt peut rester extrĂȘmement sĂšche. Les arbres et la vĂ©gĂ©tation basse ont subi les Ă©pisodes de chaleur et le dĂ©ficit hydrique des semaines prĂ©cĂ©dentes. Tant qu’une sĂ©quence de pluies suffisamment durable ne recharge pas les sols et ne rĂ©humidifie pas la vĂ©gĂ©tation, le risque peut rester Ă©levĂ© malgrĂ© des tempĂ©ratures moins extrĂȘmes qu’en plein mois de juillet.

Pour les habitants et les automobilistes du secteur, la situation impose surtout de respecter les fermetures dĂ©cidĂ©es par les autoritĂ©s. Les routes barrĂ©es ne le sont pas uniquement pour Ă©viter les embouteillages : elles peuvent permettre aux vĂ©hicules de secours de circuler, rĂ©duire le nombre de personnes exposĂ©es et faciliter l’installation des moyens terrestres. Il est Ă©galement prĂ©fĂ©rable d’éviter de se rapprocher des fumĂ©es pour observer le feu. Un incendie de forĂȘt peut changer de direction rapidement sous l’effet du vent ou d’un changement de rĂ©gime local.

À la fin de la journĂ©e de mercredi, le chiffre de rĂ©fĂ©rence disponible Ă©tait donc d’environ 150 hectares parcourus, avec au moins 150 sapeurs-pompiers mobilisĂ©s, un dispositif pouvant atteindre 200 personnels selon les renforts engagĂ©s, et six moyens aĂ©riens signalĂ©s dans le point prĂ©fectoral, dont deux Canadair. Deux Ă  quatre sapeurs-pompiers Ă©taient signalĂ©s comme lĂ©gĂšrement blessĂ©s selon les diffĂ©rents points de situation disponibles, tandis qu’une habitation menacĂ©e avait Ă©tĂ© protĂ©gĂ©e. La circulation ferroviaire Ă©tait interrompue sur le secteur concernĂ© et plusieurs axes routiers locaux Ă©taient perturbĂ©s.

đŸ”„ Situation DonnĂ©e vĂ©rifiĂ©e disponible mercredi soir
📍 Secteur LĂŒe – Labouheyre – SolfĂ©rino
🕑 DĂ©part du feu Vers 14 h
đŸŒČ Surface parcourue Environ 150 ha vers 18 h 30
🚒 Sapeurs-pompiers 150 dans le point prĂ©fectoral, renforts portant le dispositif Ă  environ 200 selon les points de situation
✈ Moyens aĂ©riens 6 dans le point prĂ©fectoral
💧 Canadair 2 signalĂ©s parmi les moyens engagĂ©s
⚡ Ligne Ă©lectrique 63 000 volts Ă  proximitĂ©
đŸ›Łïž A63 À proximitĂ© du sinistre
🚆 Voie ferrĂ©e Circulation interrompue sur le secteur
🏠 Habitation Une habitation menacĂ©e protĂ©gĂ©e
🧑‍🚒 BlessĂ©s Plusieurs pompiers lĂ©gĂšrement blessĂ©s selon les points de situation
đŸŒĄïž Contexte Sols et vĂ©gĂ©tation trĂšs secs, conditions dĂ©favorables

Le bilan reste donc provisoire. La surface parcourue peut encore Ă©voluer pendant la nuit, tout comme le nombre de personnels et d’aĂ©ronefs engagĂ©s. Le point le plus important Ă  retenir est que l’incendie n’est pas un simple dĂ©part de feu localisĂ© : il s’est propagĂ© depuis le secteur photovoltaĂŻque vers le massif forestier et a dĂ©jĂ  parcouru une surface significative en quelques heures. Les autoritĂ©s surveillent particuliĂšrement sa progression en raison des infrastructures qui l’entourent.

À ce stade, aucune information fiable ne permet de parler d’un feu maĂźtrisĂ© ou fixĂ©. Les opĂ©rations se poursuivent avec les moyens terrestres et aĂ©riens disponibles. La prioritĂ© reste de stopper la progression du front, protĂ©ger les infrastructures proches, sĂ©curiser les secteurs habitĂ©s et Ă©viter que le feu ne gagne de nouvelles parcelles forestiĂšres.

Le nouvel incendie des Landes rappelle enfin une rĂ©alitĂ© souvent oubliĂ©e Ă  la mi-septembre : la saison des feux n’est pas terminĂ©e simplement parce que les vacances d’étĂ© le sont. AprĂšs un Ă©tĂ© 2026 marquĂ© par une chaleur exceptionnelle et une forte sĂ©cheresse, les conditions de vĂ©gĂ©tation restent suffisamment dĂ©favorables pour permettre des dĂ©veloppements rapides. Une baisse des tempĂ©ratures ne suffit pas Ă  elle seule ; une vĂ©ritable amĂ©lioration du danger passe aussi par une humidification durable des sols et de la vĂ©gĂ©tation.

LE POINT DE LA PREFECTURE

La situation Ă©volue de maniĂšre favorable sur la commune de LĂŒe : le feu est dĂ©sormais contenu. La surface brĂ»lĂ©e reste stabilisĂ©e Ă  150 hectares.

Au plus fort de l’évĂ©nement, jusqu’à 250 sapeurs-pompiers ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s sur le terrain.Le Chinook australien est attendu dans la soirĂ©e pour effectuer des missions de reconnaissance et, si nĂ©cessaire, des largages.

Outre les quatre sapeurs-pompiers lĂ©gĂšrement blessĂ©s lors du prĂ©cĂ©dent bilan, 22 personnes incommodĂ©es par les fumĂ©es ont Ă©tĂ© prises en charge par le service de santĂ© du SDIS 40.Sur le site de la scierie Rolepin, la menace est Ă©cartĂ©e. Les dĂ©parts de feu qui s’étaient dĂ©clarĂ©s dans l’enceinte de l’établissement ont Ă©tĂ© maĂźtrisĂ©s par les secours.Une maison inoccupĂ©e, menacĂ©e par les flammes, a Ă©tĂ© sauvegardĂ©e. En parallĂšle, les forces de la gendarmerie nationale ont mis Ă  l’abri un troupeau d’une centaine d’ovins.

Par mesure de sĂ©curitĂ©, deux lignes Ă  trĂšs haute tension avaient Ă©tĂ© neutralisĂ©es ; elles ont depuis Ă©tĂ© remises en service. L’autoroute A63 n’a subi quant Ă  elle aucune perturbation.Des agriculteurs ont prĂȘtĂ© leur concours aux opĂ©rations pour assurer le ravitaillement en eau et procĂ©der Ă  l’arrosage prĂ©ventif des abords.

Le prĂ©fet des Landes tient Ă  remercier l’ensemble des acteurs mobilisĂ©s sur le terrain.


Déploiement du Plan Climat Adaptation Sécheresse Incendie :

1,9 millions d’euros attribuĂ©s au dĂ©partement des Landes

Le 4 septembre dernier, la ministre de l’Agriculture annonçait un plan d’urgence d’ 1,3 milliards d’euros en soutien aux exploitations confrontĂ©es Ă  des pertes importantes liĂ©es Ă  la sĂ©cheresse, Ă  la succession de canicules et aux incendies dont l’ampleur est inĂ©dite. Ce plan Climat Adaptation SĂ©cheresse Incendies (CASI) reprĂ©sente un effort exceptionnel de l’État pour prĂ©venir les cessations d’activitĂ©, la dĂ©prise agricole et soutenir notre souverainetĂ© alimentaire.

Il doit permettre aux exploitations les plus en difficultĂ© au plan de leur trĂ©sorerie de passer le cap de cette fin d’annĂ©e 2026 et de lancer la campagne 2027 par un appui aux investissements nĂ©cessaires (achats de semences, engrais, etc).

Par la combinaison de ces mesures, qui permettront l’indemnisation des pertes de rĂ©colte et de fonds, le dĂ©grĂšvement de taxes sur le foncier que l’État compensera auprĂšs des collectivitĂ©s, la prise en charge de cotisations sociales, le soutien Ă  l’achat d’engrais et de carburant, le versement anticipĂ© de 75 % des aides PAC ainsi qu’une aide de trĂ©sorerie directe pour relancer la production, l’État apporte ainsi un appui immĂ©diat au secteur agricole.

Cette aide directe Ă  la trĂ©sorerie des exploitations est dotĂ©e de 235 millions d’euros au plan national et 37,36 millions au niveau rĂ©gional. L’agriculture des Landes se voit attribuer un premier montant de 1,938millions d’euros.

Dans les tout prochains jours, le prĂ©fet des Landes rĂ©unira la chambre d’agriculture et les organisations professionnelles agricoles afin de dĂ©finir les critĂšres de ciblage des aides, au plus prĂšs des difficultĂ©s et des spĂ©cificitĂ©s des exploitations agricoles landaises.

L’objectif est de permettre une mise en Ɠuvre simple et rapide de ce dispositif, afin que les exploitations concernĂ©es puissent bĂ©nĂ©ficier au plus vite de cet appui et ainsi faire face aux difficultĂ©s rencontrĂ©es cette annĂ©e.