Ce lundi 26 octobre 2026, l’activité météorologique est particulièrement suivie dans le golfe du Bengale et le Pacifique. Le cyclone Arnab se dirige vers la côte orientale de l’Inde, tandis que le typhon Champi, qui a atteint une intensité exceptionnelle la semaine dernière, s’affaiblit après son passage près de Taïwan. Dans le Pacifique oriental, la tempête tropicale Vance menace encore plusieurs régions du Mexique par ses pluies. Une autre tempête tropicale, Olana, évolue loin des terres habitées dans le Pacifique central. En revanche, aucun cyclone tropical n’est actuellement signalé dans l’Atlantique nord.
Golfe du Bengale : Arnab se dirige vers l’Inde
Le cyclone Arnab constitue la principale menace immédiate. D’après le service météorologique indien, son centre se trouvait lundi matin au-dessus du centre-est du golfe du Bengale, vers 15,4° nord et 88,5° est. Le système se déplaçait vers l’ouest à environ 15 km/h et devait se renforcer au cours des prochaines 24 heures. Les prévisions officielles envisagent un cyclone très sévère avant son arrivée sur le littoral.
L’atterrissage est prévu dans la matinée du mercredi 28 octobre, entre Bapatla et Visakhapatnam, près de Yanam, sur la côte de l’Andhra Pradesh. Les vents soutenus pourraient atteindre 115 à 125 km/h, avec des rafales jusqu’à 140 km/h. Des pluies très fortes sont attendues, avec un risque d’inondations locales, de perturbations des transports et de dégâts sur les réseaux. Les autorités indiennes ont activé leurs dispositifs de crise, préparé des abris et placé des équipes de secours en alerte. Les pêcheurs ont reçu l’ordre de ne pas prendre la mer dans les secteurs concernés du 26 au 29 octobre.
La menace ne s’arrêtera pas nécessairement au littoral. Après son passage sur les terres, le système pourrait apporter des pluies dans plusieurs régions de l’intérieur, notamment au Telangana, dans le sud de l’Odisha et dans certaines parties du Chhattisgarh. L’évolution exacte dépendra de sa trajectoire et de la vitesse à laquelle il perdra de sa puissance au-dessus des terres.
Pacifique nord-ouest : Champi, un typhon exceptionnel désormais en perte de puissance
Le typhon Champi a été l’un des systèmes tropicaux les plus puissants de l’année. Le 20 octobre, il a atteint des vents estimés à environ 296 km/h, soit 185 mph, selon les données satellitaires rapportées par les organismes de suivi. Après avoir balayé les abords de Taïwan, il s’est affaibli et poursuit sa trajectoire vers le nord, en direction des eaux proches du Japon.
Son passage a néanmoins laissé un lourd bilan humain et matériel à Taïwan. Les autorités ont fait état d’un mort et de 527 blessés. Les rafales et les pluies torrentielles ont provoqué des coupures d’électricité qui ont touché plus de 167 000 foyers à un moment de l’épisode, ainsi que des annulations massives de vols. Dans le comté de Yilan, certains cumuls ont dépassé 620 mm en 48 heures. Cette quantité d’eau suffit à provoquer des crues rapides et des glissements de terrain dans les secteurs exposés.
Au 26 octobre, Champi s’est nettement affaibli et a été rétrogradé au stade de tempête tropicale. Le risque de vents destructeurs a donc diminué par rapport au pic d’intensité, mais des rafales et des averses restent possibles près de son centre. Sa trajectoire vers le nord et les eaux au sud-ouest du Japon demeure surveillée.
Pacifique oriental : Vance menace encore le Mexique par les pluies
La tempête tropicale Vance évolue au large de la côte pacifique du Mexique après avoir atteint le stade d’ouragan de catégorie 2 vendredi. Elle a perdu de sa puissance depuis, mais le Centre national américain des ouragans (NHC) maintient une surveillance de son évolution. Dans son bulletin du 26 octobre, le NHC estimait ses vents soutenus à environ 55 nœuds, soit un peu plus de 100 km/h.
Le danger concerne surtout les pluies abondantes, susceptibles de provoquer des crues soudaines et des glissements de terrain. Plusieurs États de l’ouest du Mexique, dont Colima, Nayarit et Sinaloa, ainsi que des secteurs du Michoacán, de Jalisco et du Durango, restent exposés à des précipitations importantes. Le système devrait se déplacer lentement avant de s’approcher de la péninsule de Basse-Californie ou du continent plus tard dans la semaine, tout en continuant de s’affaiblir. La trajectoire précise peut encore changer.
Pacifique central : Olana reste loin des terres
La tempête tropicale Olana se trouve dans le Pacifique central, à l’ouest-sud-ouest de l’atoll Johnston. Le bulletin du centre météorologique d’Honolulu publié dans la nuit du 25 au 26 octobre situait son centre vers 14,9° nord et 176,6° ouest. Ses vents soutenus atteignaient environ 65 km/h, avec une pression centrale estimée à 1 002 hPa.
Olana se déplace vers l’est et ne fait l’objet d’aucune veille côtière ni alerte d’évacuation. Les prévisionnistes attendent un affaiblissement progressif, avec une possible dissipation au stade de dépression résiduelle dans les jours qui viennent. À ce stade, aucune menace directe pour les terres habitées n’est annoncée.
Atlantique nord : aucun cyclone tropical en cours
Le contraste est net avec le bassin atlantique. Dans son bulletin du lundi 26 octobre, le NHC indiquait qu’aucun cyclone tropical n’était actif dans l’Atlantique nord, la mer des Caraïbes ou le golfe du Mexique, et qu’aucune formation tropicale n’était prévue dans les sept jours suivants.
La saison cyclonique atlantique se poursuit officiellement jusqu’au 30 novembre, mais elle connaît cette année une activité inférieure à la normale. Dans ses prévisions saisonnières publiées au printemps, l’agence américaine NOAA avait estimé à 55 % la probabilité d’une saison moins active que la moyenne. Ce pronostic saisonnier ne permet toutefois pas, à lui seul, de prévoir l’absence de tout phénomène dangereux à l’échelle locale.
Grèce : un épisode pluvieux à surveiller, sans cyclone tropical
En Europe, la situation relève d’un autre type de phénomène. Une dépression doit provoquer de nouvelles pluies soutenues et des orages en Grèce en début de semaine. Des cumuls de 30 à 60 mm en douze heures sont envisagés dans certaines régions centrales, et de 50 à 80 mm dans les îles du nord-est de la mer Égée. De nouvelles précipitations pourraient suivre entre mercredi et jeudi. Après plusieurs épisodes d’inondations en octobre, les secteurs vulnérables restent exposés à des ruissellements et à des crues rapides.
Il ne s’agit pas d’un cyclone tropical, mais d’une dépression des latitudes tempérées. La distinction compte : les cyclones tropicaux tirent leur énergie de la chaleur de l’océan et présentent une organisation particulière autour d’un centre chaud, tandis que les dépressions extratropicales se développent selon d’autres mécanismes atmosphériques. Les deux peuvent cependant provoquer des vents violents et des pluies dangereuses.
Les principaux points à retenir ce lundi 26 octobre
| Phénomène | Situation au 26 octobre | Menace principale |
| 🌀 Arnab — golfe du Bengale | Renforcement attendu avant l’arrivée sur l’Inde mercredi | Vents violents, pluies extrêmes, inondations |
| 🌪️ Champi — Pacifique nord-ouest | En affaiblissement après son passage près de Taïwan | Averses et rafales résiduelles |
| 🌧️ Vance — Pacifique oriental | Tempête tropicale au large du Mexique | Pluies intenses, crues soudaines |
| 🌊 Olana — Pacifique central | Tempête tropicale éloignée des terres, affaiblissement attendu | Pas de menace terrestre directe annoncée |
| 🌤️ Atlantique nord | Aucun cyclone tropical actif ni formation attendue à sept jours | Pas de menace cyclonique tropicale annoncée |
| ⛈️ Grèce | Nouvelle dégradation pluvio-orageuse prévue | Inondations locales et ruissellements |
Le dossier le plus préoccupant à court terme reste celui du cyclone Arnab, qui pourrait toucher l’Inde mercredi avec des rafales proches de 140 km/h. Champi a déjà perdu l’essentiel de sa puissance, mais son passage à Taïwan rappelle les effets que peut produire un typhon majeur, même lorsque les dispositifs d’alerte permettent de limiter les pertes humaines. Vance demeure à surveiller pour les pluies au Mexique, tandis qu’Olana ne menace pas directement de terres habitées. Ces situations évolueront au fil des prochains bulletins météorologiques.




