AUVERGNE : séismes dans l’est du Puy-de-Dôme : une série de secousses autour d’Ambert et de Saint-Amant-Roche-Savine

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Depuis le 20 octobre 2026, plusieurs secousses sismiques ont été enregistrées dans le Livradois-Forez, à l’est du Puy-de-Dôme. L’activité s’est particulièrement concentrée autour de Saint-Amant-Roche-Savine, de Cunlhat et du bassin d’Ambert. Une secousse principale a atteint une magnitude de 3,6 selon les données du réseau national de surveillance sismique, tandis que certains bulletins sismologiques ont publié des estimations différentes. La série s’est poursuivie le samedi 24 octobre.

Un épisode sismique concentré dans le Livradois-Forez

Le secteur concerné se situe dans l’est du département du Puy-de-Dôme, dans les environs d’Ambert et du Livradois-Forez. Les relevés disponibles font apparaître plusieurs événements rapprochés dans un périmètre relativement restreint, notamment à proximité de Saint-Amant-Roche-Savine, Cunlhat et Grandval. Il ne s’agit donc pas d’une succession de secousses réparties dans tout le département, mais d’une activité concentrée dans cette partie de l’Auvergne.

Les premières secousses de cette séquence ont été signalées à partir du 20 octobre. L’activité s’est renforcée durant la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre, lorsque plusieurs événements ont été enregistrés en quelques heures. Des habitants d’Ambert et de communes voisines ont rapporté des vibrations, parfois accompagnées d’un grondement sourd ou de mouvements perceptibles dans les portes et les fenêtres.

Les principales secousses enregistrées

Les relevés publiés par le Réseau national de surveillance sismique (BCSF-Rénass) et les données d’événements du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives permettent de retracer plusieurs secousses notables. Attention toutefois : les localisations et magnitudes issues des détections automatiques peuvent être révisées après analyse. Les chiffres ne sont donc pas nécessairement identiques d’un bulletin à l’autre.

  • Mardi 20 octobre : une secousse de magnitude 3,1 est répertoriée à environ 4 km au nord-ouest de Saint-Amant-Roche-Savine. D’autres événements de faible magnitude sont signalés dans le secteur au cours des jours suivants.

  • Mercredi 21 octobre : plusieurs secousses se produisent à proximité de Saint-Amant-Roche-Savine, avec notamment des magnitudes de 2,9 et 3,1 dans les relevés disponibles.

  • Jeudi 22 octobre : l’épisode le plus marquant de la séquence survient dans la nuit. Le BCSF-Rénass a communiqué une magnitude de 3,6 pour une secousse enregistrée vers 4 heures du matin, heure locale. Des bulletins et comptes rendus de presse ont également fait état d’une estimation à 3,8. Cette différence illustre les ajustements possibles entre les premières localisations et les résultats retenus ensuite.

    Samedi 24 octobre : l’activité se poursuit. Le bulletin du CEA recense plusieurs événements autour de Saint-Amant-Roche-Savine, avec des magnitudes automatiques de 2,7, 3,0, 3,1, 2,7 et 3,6 sur la journée. Ces résultats sont préliminaires et leurs localisations n’étaient pas toutes validées par un sismologue au moment de leur publication.

Les lieux mentionnés dans les signalements et les relevés se situent autour de Saint-Amant-Roche-Savine, de Cunlhat et du bassin d’Ambert. Des habitants de Job, Arlanc, Chaumont-le-Bourg et Marsac-en-Livradois ont également rapporté avoir ressenti des secousses au cours de la nuit du 21 au 22 octobre. Des témoignages ont été signalés plus loin, notamment dans la Loire et en Haute-Loire.

Pourquoi des secousses de magnitude modérée ont-elles été ressenties ?

La magnitude mesure l’énergie libérée par un séisme ; elle ne décrit pas directement ce qu’une personne ressent dans son logement. La profondeur du foyer, la distance à l’épicentre, la nature des sols et les caractéristiques des bâtiments modifient les effets perçus.

Dans le cas de la secousse principale du 22 octobre, la profondeur a d’abord été estimée à environ 13 kilomètres, avant qu’un chiffre proche de 10 kilomètres soit rapporté. Un séisme relativement peu profond peut produire des vibrations perceptibles sur une zone assez large, même lorsque sa magnitude reste modérée. La sensation peut aller d’un grondement bref à une vibration des portes, des vitres ou du mobilier.

Les témoignages ne permettent toutefois pas de mesurer précisément la force du mouvement du sol dans chaque commune. Deux habitants séparés de quelques kilomètres peuvent ressentir le même événement de façon très différente, selon leur bâtiment, leur étage, la nature du terrain et leur activité au moment de la secousse.

Faut-il parler d’un essaim sismique ?

La succession de plusieurs événements dans un secteur restreint évoque un essaim sismique, c’est-à-dire une série de séismes rapprochés dans le temps et l’espace, sans qu’un événement principal domine nécessairement toute la séquence. Le terme a été employé pour décrire l’activité observée près d’Ambert, mais il ne permet pas, à lui seul, d’en déterminer la cause.

À ce stade, les données disponibles ne suffisent pas à attribuer avec certitude cette séquence à un mécanisme géologique précis. La présence des volcans d’Auvergne dans la région ne signifie pas que ces secousses annoncent un réveil volcanique. Les informations publiées ne démontrent aucun lien de cette nature.

Des dégâts signalés ?

Les comptes rendus publiés après la secousse principale du 22 octobre ne faisaient état ni de victimes ni de dégâts significatifs. Plusieurs habitants ont néanmoins été réveillés par les vibrations, ce qui explique l’écho donné à l’événement malgré une magnitude inférieure à 4.

Il faut aussi distinguer la magnitude de l’intensité ressentie. La magnitude caractérise le séisme lui-même ; l’intensité décrit les effets observés en un lieu donné. Une magnitude de 3,6 ne signifie donc pas que les mêmes effets se produisent partout autour de l’épicentre, et elle ne permet pas, seule, de conclure à l’existence ou à l’absence de dégâts dans chaque bâtiment.

Le constat au 25 octobre 2026 : plusieurs secousses ont bien été enregistrées dans l’est du Puy-de-Dôme depuis le 20 octobre, avec une activité particulièrement marquée dans la nuit du 21 au 22 octobre, puis de nouveaux événements le 24 octobre. La magnitude principale rapportée par le réseau national est de 3,6, tandis que certaines publications ont indiqué 3,8. Les données automatiques du CEA montrent que l’activité s’est poursuivie. Il convient cependant de ne pas confondre ces détections préliminaires avec un catalogue définitif, qui peut être corrigé après validation sismologique.