Compte tenu de l’évolution de la situation hydrologique et des prévisions météorologiques, Louis-Xavier THIRODE, préfet de l’Ain, a signé un nouvel arrêté « sécheresse » le 24 juillet 2026 renforçant les mesures de restriction des usages de l’eau sur plusieurs secteurs du département.
Depuis le mois de mars 2026, le département de l’Ain connaît un déficit pluviométrique persistant qui s’est accentué depuis le mois de juin où l’on a relevé à peine 40 mm mensuels en plaine. Et juillet n’est pas dans une meilleure situation. Les épisodes de chaleur exceptionnels enregistrés depuis la fin du mois de mai, conjugués à des précipitations très insuffisantes, ont entraîné un étiage particulièrement précoce des cours d’eau.

Les orages survenus le week-end dernier qui ont lâché localement jusqu’à 30 mm comme sur Pont d’Ain et 25 mm sur Ambérieu ont apporté un répit temporaire aux milieux aquatiques, sans toutefois permettre d’enrayer la dégradation de la situation.
Les milieux aquatiques sont aujourd’hui fortement fragilisés : les débits des cours d’eau sont très faibles, les températures de l’eau élevées et les proliférations d’algues importantes. Plusieurs mortalités piscicoles ont d’ores et déjà été constatées sur le département.
Par ailleurs, les réseaux d’alimentation en eau potable enregistrent des consommations particulièrement élevées, tant en volume que sur la durée. Chacun peut contribuer à préserver cette ressource en adoptant des gestes simples du quotidien : privilégier les douches aux bains, installer des équipements économes en eau, faire fonctionner les appareils de lavage uniquement lorsqu’ils sont pleins, récupérer l’eau de rinçage des légumes pour l’arrosage ou encore limiter les usages non essentiels.
Les prévisions météorologiques annoncent une nouvelle vague de chaleur au cours de la semaine prochaine, sans précipitations significatives attendues car les orages prévus ce samedi n’apporteront que peu de précipitations. Dans ce contexte, la situation est susceptible de continuer à se dégrader dans les prochains jours.
À l’issue de la réunion du comité départemental restreint chargé du suivi de la sécheresse, réunie le 23 juillet 2026, Louis-Xavier THIRODE, préfet de l’Ain a décidé de :
- placer la zone d’alerte eaux superficielles et eaux souterraines « Saône aval » en situation d’alerte renforcée ;
- placer la zone d’alerte eaux souterraines « Plaine de l’Ain » en situation d’alerte ;
- placer la zone d’alerte eaux souterraines « Dombes Certines Nord » en situation de vigilance ;
- maintenir les zones d’alerte eaux superficielles « Rivières de Bresse », « Rivières de Dombes », « Rivières du Haut Rhône » et « Rivières du Bugey » en situation d’alerte ;
- maintenir la zone d’alerte eaux souterraines « Dombes – Sud » en situation d’alerte renforcée.
Ces dispositions sont inscrites dans un arrêté préfectoral signé le 24 juillet 2026 ci-dessous.
Le préfet de l’Ain appelle chacun à faire preuve de responsabilité en limitant sa consommation d’eau et en respectant strictement les mesures de restriction en vigueur.
RETROUVEZ TOUTE L’ACTU METEO DANS L’AIN ICI : https://www.lejma.fr/actualites/ain/

Mesures de restrictions temporaires des usages de l’eau adaptées à la situation de la ressource en
eau, applicables sur l’ensemble des zones d’alerte du département de l’Ain (hors zone d’alerte Saône Aval)
Ressources non concernées
Les restrictions ne sont pas applicables aux :
• réserves d’eau déconnectées de la ressource en eau superficielle dès que la zone d’alerte « eaux superficielles » dans laquelle se situe
l’ouvrage se trouve en situation de vigilance,
• réserves d’eau constituées des eaux de pluie récupérées,
• eaux du Rhône et de la Saône (cf. arrêté-cadre interdépartemental relatif à la gestion de la ressource en eau en période d’étiage sur
l’axe Saône) et de leurs nappes d’accompagnement.
Toutefois, les usagers sont appelés à la sobriété dans l’utilisation de ces ressources afin qu’elles satisfassent leurs besoins le plus longtemps
possible en période d’étiage.
Mesures de portée générale
Pour rappel, les prélèvements dans un cours d’eau pour alimenter un plan d’eau sont interdits du 15 juin au 30 septembre.
Débit réservé dans les cours d’eau : en application de l’article L.214-18 du code de l’environnement, tout ouvrage construit dans le lit d’un
cours d’eau doit comporter des dispositifs maintenant dans ce lit un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la
reproduction des espèces vivant dans les eaux au moment de l’installation de l’ouvrage.
Les usages de l’eau provenant des réseaux d’eau potable publics et privés sont prioritairement réservés à la satisfaction des besoins en
alimentation d’eau potable et à la défense contre l’incendie. Conformément à l’article L.2212-2 du code général des collectivités
territoriales, il est de la responsabilité des maires de prendre les mesures nécessaires et de réglementer certains usages en fonction de
l’évolution de la situation locale en matière d’approvisionnement en eau, dont l’objectif est de satisfaire prioritairement l’alimentation en
eau potable.
Ces mesures ne s’appliquent pas dans le cadre de la sécurité publique (lutte contre l’incendie en particulier), des impératifs sanitaires.
Il est rappelé également que tout prélèvement d’eau d’un volume annuel supérieur à 1 000 m³ n’est autorisé que si l’usager :
• dispose d’une autorisation de prélèvement au titre de l’article R.214-1 du code de l’environnement ;
• dispose d’un compteur volumétrique sans dispositif de remise à zéro (ou autre dispositif agréé) ;
• tient un registre des volumes prélevés (a minima mensuel).


TOUTES LES RESTRICTIONS PAR COMMUNES











