Compte tenu de la situation hydrologique et météorologique, Louis-Xavier Thirode, préfet de l’Ain, a signé un nouvel arrêté « sécheresse » le 29 juin 2026.
L’épisode de canicule qui a touché le département ces dix derniers jours, conjugué à l’absence de précipitations, a fortement dégradé la situation hydrologique dans l’Ain. Les sols se sont asséchés et les débits des cours d’eau ont nettement diminué, en particulier dans le Bugey et le Pays de Gex.
Les mesures réalisées sur les stations de suivi montrent que les débits sont désormais passés sous les seuils d’alerte définis par les arrêtés-cadres « sécheresse » pour les zones d’alerte « Rivières du Bugey » et « Rivières du Haut Rhône ».

Sur les cours d’eau de la plaine, les débits poursuivent leur baisse, mais demeurent au niveau de vigilance. Les fortes chaleurs continuent toutefois de fragiliser les milieux aquatiques.
La situation des eaux souterraines évolue peu. La nappe des cailloutis de la Dombes reste en situation déficitaire, tandis que la nappe alluviale de la Plaine de l’Ain, dont le niveau continue de diminuer, demeure en situation de vigilance.
Dans un tel contexte, à l’issue d’une réunion du comité départemental restreint chargé du suivi de la sécheresse organisée le 25 juin 2026, Louis-Xavier THIRODE, préfet de l’Ain, a décidé de :
• placer les zones d’alerte eaux superficielles « Rivières du Bugey » et « Rivières du Haut Rhône » en situation d’alerte ;
• maintenir les zones d’alerte eaux superficielles « Rivières de Bresse », « Rivières de Dombes » et « Saône aval » en situation de vigilance ;
• maintenir la zone d’alerte eaux souterraine « Dombes – Sud » en situation d’alerte renforcée ;
• maintenir les zones d’alerte eaux souterraines « Plaine de l’Ain » et « Saône aval » en situation de vigilance.
Pour les communes placées en situation de vigilance, les usagers sont invités à économiser leur consommation d’eau, afin de retarder au maximum l’instauration de mesures de restriction. La situation de vigilance n’induit aucune mesure de restriction imposée.
Les situations d’alerte et d’alerte renforcée conduisent, dans les communes concernées, à l’instauration de mesures de limitation ou d’interdiction des prélèvements et de l’utilisation de l’eau.
Mesures de portée générale
Pour rappel, les prélèvements dans un cours d’eau pour alimenter un plan d’eau sont interdits du 15 juin au 30 septembre.
Débit réservé dans les cours d’eau : en application de l’article L.214-18 du code de l’environnement, tout ouvrage construit dans le lit
d’un cours d’eau doit comporter des dispositifs maintenant dans ce lit un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation
et la reproduction des espèces vivant dans les eaux au moment de l’installation de l’ouvrage.
Les usages de l’eau provenant des réseaux d’eau potable publics et privés sont prioritairement réservés à la satisfaction des besoins en
alimentation d’eau potable et à la défense contre l’incendie. Conformément à l’article L.2212-2 du code général des collectivités
territoriales, il est de la responsabilité des maires de prendre les mesures nécessaires et de réglementer certains usages en fonction de
l’évolution de la situation locale en matière d’approvisionnement en eau, dont l’objectif est de satisfaire prioritairement l’alimentation
en eau potable.
Ces mesures ne s’appliquent pas dans le cadre de la sécurité publique (lutte contre l’incendie en particulier), des impératifs sanitaires.
Il est rappelé également que tout prélèvement d’eau d’un volume annuel supérieur à 1 000 m³ n’est autorisé que si l’usager :
• dispose d’une autorisation de prélèvement au titre de l’article R.214-1 du code de l’environnement ;
• dispose d’un compteur volumétrique sans dispositif de remise à zéro (ou autre dispositif agréé) ;
• tient un registre des volumes prélevés (a minima mensuel).
Ressources non concernées
Les restrictions ne sont pas applicables aux :
• réserves d’eau déconnectées de la ressource en eau superficielle dès que la zone d’alerte « eaux superficielles » dans laquelle se
situe l’ouvrage se trouve en situation de vigilance,
• réserves d’eau constituées des eaux de pluie récupérées,
• eaux du Rhône et de la Saône (cf. arrêté-cadre interdépartemental relatif à la gestion de la ressource en eau en période d’étiage
sur l’axe Saône) et de leurs nappes d’accompagnement.
Toutefois, les usagers sont appelés à la sobriété dans l’utilisation de ces ressources afin qu’elles satisfassent leurs besoins le plus
longtemps possible en période d’étiage.



LA SITUATION DE VOTRE COMMUNE SELON L’ARRETE :











