Sécheresse dans l’Ain : alerte sur les eaux superficielles sur Saône aval et du haut Rhône. Crise sur la Dombes sud

La fin du mois de juin a été marquée par un épisode caniculaire particulièrement précoce qui a touché quasiment l’ensemble de la France métropolitaine. La sécheresse printanière qui a touché la moitié nord de la France affecte les débits de la Saône

Sur notre département de l’Ain, les pluies du printemps se situent dans la normale. Le début du mois de juin a été bien arrosé, particulièrement sur la partie plaine. La partie montagne a reçu beaucoup moins de précipitations. Un déficit de l’ordre de 30 % de pluviométrie est enregistré au mois de juin sur le Pays de Gex.

Aussi, les débits des cours d’eau sont fortement en baisse, mais se maintiennent grâce à la bonne recharge hivernale et printanière. Seuls les cours d’eau de la frange est du département sont en situation de vigilance. Cette situation peut s’expliquer par le peu de neige cet hiver et des précipitations moins conséquentes que sur le reste du département.

Cette situation est bien différente sur les territoires situés au nord de notre département qui ont subi une sécheresse printanière conséquente. Depuis le mois de février, la pluviométrie a été largement déficitaire sur le bassin versant de la Saône. Aussi, les débits de la Saône sont très bas. L’ensemble des départements situés sur le bassin versant de la Saône amont et médiane sont en situation de sécheresse.

Concernant les eaux souterraines, la plupart des nappes ont bénéficié d’une bonne recharge hivernale et présentent, à ce jour, des niveaux satisfaisants hormis celle de la Dombes Sud, caractérisée par une forte inertie. En effet, sur ce secteur, le niveau de la nappe s’améliore mais reste toujours particulièrement bas, entraînant toujours un fonctionnement en mode « dégradé » du champ captant de Monthieux, avec une production équivalente à un tiers de la production normale. Une interconnexion de secours avec le champ captant de Port Masson, situé sur la commune de Massieux, permet d’alimenter « normalement » les abonnés. Cette interconnexion fragilise le fonctionnement des services concernés.

Dans un tel contexte, à l’issue d’une consultation écrite des membres du comité départemental restreint dédié à la gestion conjoncturelle de la sécheresse organisée du 1er juillet 2025 au 3 juillet 2025, la préfète de l’Ain a décidé de :

  • placer la zone d’alerte eaux superficielles et eaux souterraines « Saône aval » en situation d’alerte ;
  • placer la zone d’alerte eaux superficielles « Rivières du Haut Rhône » en situation de vigilance ;
  • maintenir la zone d’alerte eaux souterraines « Dombes-Sud » en situation d’alerte renforcée.

Pour les communes placées en situation de vigilance, les usagers sont invités à économiser leur consommation d’eau, afin de retarder au maximum l’instauration de mesures de restriction. La situation de vigilance n’induit aucune mesure de restriction imposée.

Les situations d’alerte et d’alerte renforcée conduisent, dans les communes concernées, à l’instauration de mesures de limitation ou d’interdiction des prélèvements et de l’utilisation de l’eau qui figurent en annexes 6 et 7 de l’arrêté préfectoral signé le 4 juillet 2025.

Ces dispositions s’appliquent jusqu’au 31 octobre 2025, au plus tard.


La qualité de l’air dans la région.

Samedi 5 juillet, la formation d’ozone a été favorisée par une journée très ensoleillée et un peu moins ventée que prévue, mais les concentrations sont restées en dessous des seuils d’information et de recommandation. L’ozone reste le polluant majoritaire et la qualité de l’air a ainsi été qualifiée de dégradée à l’ouest et mauvaise à l’est. Dimanche 6 juillet, le changement de temps annoncé avec du vent du nord parfois fort et des nuages voire de la pluie sera favorable à la qualité de l’air. La formation d’ozone sera bien plus limitée que la veille et devrait être qualifiée de moyenne à dégradée. Lundi 7 juillet, la journée s’annonce ventée et plus fraiche. La brassage atmosphérique sera donc important et garantira le maintien de concentrations d’ozone plutôt basses pour la saison. Les indices ATMO seraient moyens à l’ouest à dégradés à l’est. Mardi 8, le vent du nord encore fort garantira une bonne dispersion des émissions polluantes et la formation d’ozone sera peu intense dans une atmosphère toujours rafraichie. Les indices pourraient à nouveau être moyens à dégradés.

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