Trois jours après le passage de la tempête Austen, le retour à la normale se poursuit dans l’Ouest de la France. Les équipes d’Enedis continuent de réparer les réseaux endommagés, alors que des milliers de foyers restent sans courant. La Bretagne concentre encore l’essentiel des coupures recensées ce lundi 26 octobre, tandis que la Normandie retrouve progressivement une situation plus stable.
La Bretagne concentre toujours la majorité des coupures
Ce lundi 26 octobre, à 10 h 30, Enedis recensait encore plus de 20 000 foyers privés d’électricité dans les secteurs touchés par les intempéries. La Bretagne restait de loin la région la plus affectée, avec 16 100 clients sans courant. Le Finistère comptait à lui seul 9 900 foyers concernés, devant les Côtes-d’Armor avec 3 500, le Morbihan avec 2 000 et l’Ille-et-Vilaine avec 700.
Ces chiffres témoignent d’une amélioration nette par rapport au pic de la tempête, mais les dernières réparations prennent du temps. Les dégâts ne concernent pas uniquement les lignes principales : certaines pannes se situent sur le réseau basse tension, au plus près des habitations, et exigent des interventions localisées.
La Normandie retrouve progressivement le courant
La situation s’est également améliorée en Normandie. Dans la Manche, 1 700 clients étaient encore privés d’électricité lundi à midi, contre 2 500 la veille. À l’échelle de la Bretagne et de la Normandie, environ 19 000 clients restaient sans courant à ce moment-là, dont 14 500 en Bretagne et 4 500 en Normandie.
Enedis indiquait que 95 % des clients privés d’électricité à la suite des intempéries avaient été réalimentés trois jours après le pic. Les opérations de dépannage se poursuivaient toutefois pour les derniers foyers concernés, notamment dans les secteurs où les dégâts sur les installations restent difficiles d’accès.
Austen, puis Boelo : deux tempêtes en quelques jours
La tempête Austen a balayé l’ouest et le nord de la France les jeudi 22 et vendredi 23 octobre, avec des rafales qui ont atteint localement près de 140 km/h. Au plus fort de l’épisode, 288 600 foyers ont été privés d’électricité selon Enedis. Les chutes d’arbres et les dommages sur les lignes ont provoqué des coupures dans plusieurs régions, principalement en Bretagne, en Normandie, dans les Pays de la Loire et les Hauts-de-France.
La dépression Boelo a ensuite traversé le nord-ouest de l’Europe durant le week-end. Cette succession de perturbations a compliqué les interventions, alors que les équipes de dépannage devaient poursuivre leurs réparations malgré des conditions météorologiques encore difficiles par endroits. Les bilans publiés lundi portent donc sur les conséquences des deux épisodes et ne permettent pas toujours d’isoler précisément les dommages attribuables à Austen seule.
Des équipes mobilisées jusqu’au rétablissement complet
Enedis a mobilisé environ 2 000 salariés et 600 intervenants d’entreprises prestataires pour réparer les réseaux et réalimenter les clients. Les équipes interviennent d’abord sur les lignes moyenne tension afin de rétablir le courant au plus grand nombre, puis traitent les pannes plus locales.
Le gestionnaire rappelle qu’il ne faut jamais toucher un câble tombé au sol, même s’il semble inactif, ni un objet en contact avec une ligne électrique. Tout fil arraché, poteau endommagé ou équipement électrique dangereux doit être signalé aux services compétents.
Un bilan encore provisoire ce lundi soir
Le dernier bilan chiffré retrouvé pour ce lundi concerne les relevés de la matinée et de la mi-journée. Il fait état de plus de 20 000 foyers encore privés d’électricité à 10 h 30 dans les régions concernées, avec une forte concentration en Bretagne. Aucun chiffre national plus récent et suffisamment confirmé n’a pu être établi pour ce lundi soir : il serait donc imprudent d’annoncer un total actualisé sans nouvelle communication d’Enedis.
Le retour à la normale se poursuit, mais les derniers clients touchés peuvent encore devoir patienter, notamment là où les réparations sont rendues complexes par des dégâts dispersés sur le réseau. Trois jours après le pic de la tempête, la mobilisation reste forte pour rétablir l’alimentation électrique de tous les foyers.



