Été 2026 en France : 92 jours hors norme, jour après jour.

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Du 1er juin au 31 août 2026, la France a traversé un été météorologique exceptionnel, marqué par des records de chaleur, une sécheresse persistante, des incendies de grande ampleur et une pression croissante sur les ressources en eau. La saison s’est classée au premier rang des étés les plus chauds depuis le début des mesures nationales en 1900, avec une température moyenne de l’ordre de 24,0 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale 1991-2020. Les précipitations ont accusé un déficit proche de 40 %, tandis que trois vagues de chaleur ont totalisé 53 jours. Le récit qui suit privilégie les événements datés et les chiffres disponibles, sans inventer un fait marquant pour chaque journée où les archives ne signalent rien d’exceptionnel.

Il faut distinguer l’été météorologique — du 1er juin au 31 août — de l’été calendaire, qui commence autour du 21 juin et se prolonge jusqu’en septembre. Pour cette rétrospective, la période retenue compte donc 92 jours. Tous n’ont pas été marqués par une catastrophe ou un record ; certains ont surtout constitué des étapes dans l’évolution de la chaleur, de la sécheresse ou des incendies.

Le fil rouge de la saison est néanmoins sans équivoque. Juin a établi un record de chaleur pour ce mois, juillet a battu le record mensuel absolu de température moyenne, et la troisième vague de chaleur s’est prolongée jusqu’au 19 août. À la fin de l’été, les surfaces brûlées en France avaient atteint un niveau exceptionnel, tandis que les restrictions d’eau s’étaient multipliées. Les chiffres définitifs peuvent varier selon les indicateurs et les dates de consolidation, notamment pour les incendies et les précipitations.

Juin 2026 : la chaleur historique s’installe en fin de mois

Le mois de juin affiche une température moyenne nationale de 22,7 °C, soit 3,8 °C au-dessus des normales 1991-2020. Le déficit de précipitations approche 50 %. Après une première quinzaine relativement proche des normales thermiques, la situation bascule à partir du 17 juin avec une canicule d’une intensité exceptionnelle. Les 24 et 25 juin deviennent les journées les plus chaudes jamais mesurées en France selon l’indicateur thermique national, avec une moyenne quotidienne qui atteint pour la première fois les 30 °C.

Lundi 1er juin. L’été météorologique commence sans événement national majeur comparable à ceux qui marqueront la fin du mois. Les conditions restent encore variables à l’échelle du pays, avant l’installation progressive d’une période très chaude. Le début de saison ne laisse pas encore présager l’ampleur des records à venir.

Mardi 2 juin. Les températures évoluent sans record national marquant signalé dans les bilans saisonniers. Les pluies demeurent insuffisantes à l’échelle de la saison qui s’ouvre, mais la sécheresse ne présente pas encore partout les mêmes conséquences. La situation hydrologique dépend fortement des précipitations du printemps et de l’état des sols.

Mercredi 3 juin. La France reste dans une phase de transition entre le printemps et l’été. Les températures ne connaissent pas encore l’emballement observé à partir de la troisième semaine du mois. Les bilans disponibles ne retiennent pas cette date comme un tournant météorologique national.

Jeudi 4 juin. La situation demeure contrastée selon les régions, sans épisode caniculaire national. La question de l’eau reste toutefois un sujet de fond : après les pluies de l’hiver et du printemps, la chaleur et l’évaporation peuvent rapidement réduire l’humidité des sols superficiels.

Vendredi 5 juin. Aucun record national majeur n’est associé à cette journée dans les bilans de l’été. La saison se poursuit, tandis que les conditions atmosphériques qui favoriseront plus tard la persistance de la chaleur ne se sont pas encore traduites par une canicule généralisée.

Samedi 6 juin. Le week-end ne marque pas de rupture nationale comparable à celle de la mi-juin. La météo reste encore très différente de ce que connaîtront les habitants lors de la canicule historique qui suivra.

Dimanche 7 juin. La première semaine de l’été météorologique s’achève sans événement national majeur retenu dans les bilans climatiques. À cette date, la saison est encore loin de son pic de chaleur, qui fera basculer le mois dans une catégorie historique.

Lundi 8 juin. La France ne connaît pas encore la vague de chaleur qui commencera le 17. Les bilans saisonniers ne signalent pas de record national majeur pour cette journée précise. Les températures des semaines suivantes vont toutefois dépasser largement ce que l’on associe habituellement à une première moitié de juin.

Mardi 9 juin. La situation ne présente pas de tournant national documenté dans les bilans climatiques. Le suivi des précipitations et de l’humidité des sols devient progressivement plus important à mesure que la saison chaude avance.

Mercredi 10 juin. Le pays reste dans une période sans canicule nationale officielle. La chaleur future n’est pas encore installée à son niveau extrême, mais la suite du mois montrera à quel point une circulation atmosphérique persistante peut modifier rapidement les conditions.

Jeudi 11 juin. Aucun record thermique national majeur n’est associé à cette date dans les synthèses de saison. Les contrastes régionaux restent importants, comme souvent en juin, avant que l’épisode de chaleur ne s’étende à une grande partie du territoire.

Vendredi 12 juin. La journée ne constitue pas un jalon majeur de la chronologie nationale. Le risque de chaleur reste un enjeu de prévision, mais la période la plus remarquable du mois commence quelques jours plus tard.

Samedi 13 juin. Le week-end se déroule avant l’installation de la canicule historique. Les conditions ne doivent pas être confondues avec celles de la fin du mois, lorsque les nuits resteront exceptionnellement chaudes jusque dans des régions habituellement plus tempérées.

Dimanche 14 juin. La première moitié du mois s’achève sans record national comparable à ceux du 24 et du 25 juin. Cette relative accalmie thermique sera de courte durée : à partir du 17, la chaleur s’installe durablement et atteint des niveaux rarement observés aussi tôt dans l’année.

Lundi 15 juin. La France approche de la bascule météorologique de la mi-juin. Les bilans de saison ne retiennent pas cette journée comme un record, mais la période qui suit va rapidement modifier la situation sanitaire, les conditions de travail en extérieur et le risque d’incendie.

Mardi 16 juin. Dernière journée avant le début de la première vague de chaleur nationale de l’été. Le lendemain marque le début d’un épisode qui durera jusqu’au 30 juin et qui deviendra le plus intense jamais enregistré en France depuis le début des relevés en 1947.

Mercredi 17 juin. La première vague de chaleur de l’été commence à l’échelle nationale. Elle se distingue par sa précocité, son intensité et sa durée. La France entre dans une séquence de quatorze jours qui transformera juin 2026 en mois de référence pour les records de température.

Jeudi 18 juin. La chaleur gagne en persistance. Le risque sanitaire augmente à mesure que les températures nocturnes cessent de redescendre suffisamment pour permettre aux logements et aux organismes de récupérer. Les sols se dessèchent également sous l’effet combiné du soleil, de la chaleur et du manque de pluie.

Vendredi 19 juin. La canicule s’installe plus franchement dans de nombreuses régions. Les prévisions doivent tenir compte non seulement des maximales diurnes, mais aussi des nuits chaudes, qui aggravent la fatigue physiologique. Le phénomène devient une question de santé publique autant qu’un événement météorologique.

Samedi 20 juin. La chaleur se maintient et les nuits chaudes se multiplient. À l’échelle nationale, l’enchaînement des journées chaudes réduit les possibilités de récupération, notamment pour les personnes âgées, les travailleurs exposés et les habitants de logements mal protégés de la chaleur.

Dimanche 21 juin. Le solstice d’été intervient dans une atmosphère déjà caniculaire. La saison astronomique commence alors que la France connaît une vague de chaleur particulièrement précoce. Dans plusieurs secteurs, les conditions sèches augmentent le danger de feu de végétation.

Lundi 22 juin. Les températures atteignent des niveaux remarquables dans l’ouest et le sud-ouest. À Bordeaux, la série de records de température maximale se poursuit. Des valeurs supérieures à 40 °C sont observées dans plusieurs régions, bien au-delà des températures habituellement associées à la fin du printemps.

Mardi 23 juin. La chaleur atteint un premier sommet très marqué. Saintes en Charente-Maritime relève jusqu’à 43,8 °C, tout comme le lendemain, tandis que Bordeaux atteint 42,5 °C et Dax 42,1 °C. Rennes monte à 41,5 °C, Limoges à 39,3 °C et Strasbourg dépasse également les 40 °C lors de cet épisode. Les records ne concernent donc plus uniquement les régions méditerranéennes.

Mercredi 24 juin. La journée devient l’une des plus extrêmes de toute l’histoire météorologique française. L’indicateur thermique national atteint 30 °C en moyenne sur 24 heures, une première depuis le début de cette série en 1947. Jusqu’à 72 départements sont placés en vigilance rouge canicule, auxquels s’ajoutent 14 départements en orange. Strasbourg atteint 40,4 °C, une valeur inédite dans ses relevés commencés en 1945. Nantes enregistre 42,2 °C, tandis que la température minimale nocturne y atteint 27,2 °C.

Jeudi 25 juin. Le niveau de chaleur reste exceptionnel, avec un indicateur thermique national de 30 °C sur 24 heures, supérieur aux records antérieurs de la série. La vigilance rouge concerne encore jusqu’à 72 départements au cours de l’épisode. La chaleur nocturne devient particulièrement préoccupante : environ 75 % du territoire connaît des nuits où la température ne descend pas sous 20 °C au cours de la canicule.

Vendredi 26 juin. L’épisode commence à perdre de son intensité dans certaines régions, mais les fortes chaleurs persistent localement. Les conséquences ne disparaissent pas avec la baisse des températures : les sols restent secs, les végétaux subissent un stress hydrique et les organismes humains ont besoin de plusieurs jours pour récupérer après une succession de nuits très chaudes.

Samedi 27 juin. La canicule se poursuit, avec des conditions toujours très chaudes dans plusieurs régions. La vigilance doit rester adaptée aux températures réellement observées, notamment dans les secteurs où les nuits demeurent chaudes. Les premiers effets de la sécheresse sont désormais généralisés à l’échelle de l’Hexagone et de la Corse.

Dimanche 28 juin. La chaleur demeure élevée, même si l’intensité maximale de la semaine est passée. Les précipitations restent très déficitaires à l’échelle du mois : les cumuls sont inférieurs à 20 mm dans plusieurs secteurs allant des Pays de la Loire au Centre-Val de Loire et au plateau de Langres. Sur le pourtour méditerranéen, certaines zones restent sous les 10 mm pour l’ensemble de juin.

Lundi 29 juin. La première vague de chaleur approche de son terme, mais le pays conserve un déficit pluviométrique proche de 50 % pour le mois. Le risque de feux de végétation demeure élevé dans de nombreuses régions, car les températures élevées se combinent à l’assèchement des sols et de la végétation.

Mardi 30 juin. La première vague de chaleur nationale s’achève. Juin 2026 devient le mois de juin le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne de 22,7 °C, soit +3,8 °C par rapport à la normale 1991-2020. L’excédent d’ensoleillement atteint environ 25 % et le déficit de précipitations près de 50 %. La sécheresse est désormais généralisée.

Juillet 2026 : le mois le plus chaud jamais mesuré en France

Juillet bat un nouveau record : la température moyenne atteint 24,9 °C, soit 3,8 °C au-dessus des normales. Le mois est aussi l’un des plus secs depuis le début des mesures pluviométriques systématiques. Le déficit de pluie approche 70 %, l’ensoleillement dépasse la moyenne de 35 % et la sécheresse des sols superficiels atteint des niveaux comparables aux plus bas observés en août 2022. La deuxième vague de chaleur, du 4 au 19 juillet, dure 16 jours.

Mercredi 1er juillet. Le pays sort à peine de la canicule de juin, mais les sols restent fortement desséchés. La chaleur persiste localement, notamment dans le Sud-Est, et les conditions sont propices à la reprise rapide des températures élevées dès que le ciel se dégage. La sécheresse devient un facteur majeur de risque pour la végétation.

Jeudi 2 juillet. La situation hydrique reste préoccupante. Le manque de pluie de juin se prolonge et la demande en eau augmente avec les températures. Les agriculteurs, les collectivités et les gestionnaires de cours d’eau doivent composer avec des réserves superficielles fragilisées par plusieurs semaines de temps chaud.

Vendredi 3 juillet. Le bilan climatique de juin confirme le record mensuel : 22,7 °C de moyenne nationale, un excédent thermique de 3,8 °C et environ 50 % de précipitations en moins que la normale. Cette publication officialise l’ampleur de la canicule précoce, qui a culminé les 24 et 25 juin.

Samedi 4 juillet. La deuxième vague de chaleur de l’été commence. Elle s’étendra jusqu’au 19 juillet, soit 16 jours. Le phénomène se distingue par sa durée et par une chaleur qui s’impose progressivement à une grande partie du pays, sans atteindre partout l’intensité de juin.

Dimanche 5 juillet. Le danger de feu devient très élevé dans sept départements méditerranéens. Les conditions combinent végétation sèche, températures élevées et risque de propagation rapide des flammes. Les autorités appellent à la prudence dans les zones forestières, où une étincelle peut suffire à déclencher un départ de feu.

Lundi 6 juillet. Le risque d’incendie reste important dans le Sud. La chaleur s’installe dans la durée, tandis que l’absence de précipitations empêche les sols et les végétaux de retrouver de l’humidité. La situation est particulièrement défavorable dans les secteurs où la sécheresse s’est accumulée depuis le printemps.

Mardi 7 juillet. Les fortes températures s’étendent sur une large partie du territoire. La période du 7 au 15 juillet sera caractérisée par une chaleur très marquée de jour comme de nuit. Le risque sanitaire augmente à nouveau, notamment dans les villes où les bâtiments et les surfaces minérales conservent la chaleur après le coucher du soleil.

Mercredi 8 juillet. À Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, le thermomètre atteint 40,5 °C, une première pour cette station tous mois confondus. Le danger de feu demeure élevé dans le Sud méditerranéen. La chaleur touche désormais des secteurs où les températures supérieures à 40 °C restent inhabituelles, même en plein été.

Jeudi 9 juillet. La nuit précédente établit un record national particulièrement marquant : à Vivès, dans les Pyrénées-Orientales, la température ne descend pas sous 30,6 °C. Il s’agit de la température minimale la plus élevée jamais observée en France métropolitaine et en Corse, au-dessus du précédent record de 30,5 °C relevé à Marignana le 1er août 2017. Une telle nuit réduit fortement la récupération physiologique après la chaleur du jour.

Vendredi 10 juillet. La chaleur reste bien installée. La succession des journées chaudes et des nuits étouffantes met sous pression les services de santé, les personnes vulnérables et les travailleurs en extérieur. La sécheresse accentue parallèlement les difficultés pour les cultures et la végétation naturelle.

Samedi 11 juillet. Les températures restent élevées dans une grande partie du pays. La vigilance concerne aussi les activités de plein air et les déplacements : le risque d’incendie est important dans les secteurs forestiers, tandis que les besoins en eau augmentent pour les cultures, les élevages et les usages domestiques.

Dimanche 12 juillet. Le pic de la deuxième vague de chaleur est atteint à l’échelle nationale. L’indicateur thermique moyen sur 24 heures grimpe à 28,1 °C. Jusqu’à 37 départements passent en vigilance rouge canicule, auxquels s’ajoutent 46 départements en orange. Cette journée compte parmi les plus chaudes de la vague, même si elle reste en dessous des records absolus établis à la fin juin.

Lundi 13 juillet. La chaleur nocturne atteint un niveau exceptionnel. L’indicateur thermique national des températures minimales atteint 21,4 °C, une valeur parmi les plus élevées jamais observées. Les nuits chaudes limitent la récupération et rendent plus difficile le maintien de conditions supportables dans les logements insuffisamment protégés.

Mardi 14 juillet. Les températures restent très élevées pendant la fête nationale. Les rassemblements, les événements en plein air et les déplacements se déroulent dans un contexte où l’exposition au soleil et la déshydratation exigent des précautions. Les feux de végétation demeurent une préoccupation dans les régions où le vent et la sécheresse favorisent leur propagation.

Mercredi 15 juillet. Une nouvelle nuit très chaude est observée à l’échelle nationale, avec un indicateur thermique minimal de 21,4 °C. Les températures restent élevées sur une grande partie du pays, même si les conditions évoluent selon les régions. La chaleur persistante continue d’aggraver le stress hydrique des sols et des végétaux.

Jeudi 16 juillet. Une journée d’orages particulièrement active tranche avec la séquence sèche. Plus de 20 000 impacts de foudre sont recensés sur le territoire, le total quotidien le plus élevé depuis le début de l’année. Dans la région de Saint-Étienne, un violent orage provoque une tornade et de fortes précipitations, avec 77 mm à Saint-Chamond. Des cumuls dépassant 50 mm sont également relevés dans le Cantal, en Ardèche et dans les Savoie. Ces pluies localisées ne suffisent pas à effacer le déficit hydrique national.

Vendredi 17 juillet. La chaleur commence à reculer dans certaines régions, mais elle reste marquée dans le Sud-Ouest et autour de la Méditerranée. Les orages de la veille ont apporté des précipitations localement abondantes, sans rétablir partout l’humidité des sols. La situation demeure contrastée entre les secteurs arrosés et ceux qui restent très secs.

Samedi 18 juillet. La deuxième vague de chaleur se poursuit dans ses derniers jours. Les températures restent élevées dans les régions méridionales, tandis que les conditions évoluent davantage ailleurs. Les effets de la sécheresse se font sentir sur les cultures, les cours d’eau et les milieux naturels, même lorsque les températures baissent temporairement.

Dimanche 19 juillet. La deuxième vague de chaleur de l’été s’achève. Elle aura duré 16 jours, avec un pic national le 12 juillet. Le mois est déjà le plus chaud jamais enregistré en France, et son déficit pluviométrique avoisine 70 %. La saison se poursuit pourtant avec des sols toujours plus secs et un risque d’incendie élevé.

Lundi 20 juillet. Le répit thermique reste relatif et ne concerne pas toutes les régions. La sécheresse des sols superficiels demeure très marquée. Les conditions de végétation et de vent entretiennent un risque de feu important, tandis que la situation des cours d’eau se dégrade dans plusieurs bassins.

Mardi 21 juillet. La pression monte dans le Sud-Ouest, où les conditions sont propices à la propagation des incendies. La chaleur et la sécheresse ont fortement réduit l’humidité des forêts et des landes. Les services de secours doivent se préparer à des départs de feu susceptibles de progresser rapidement.

Mercredi 22 juillet. Un incendie majeur se déclare près de Saumos, en Gironde. Il va devenir l’un des feux les plus importants de l’histoire récente du pays, dans un paysage de pins et de végétation desséchée. Les flammes se propagent dans des conditions difficiles, avec des reprises et des changements de direction qui compliquent l’action des pompiers.

Jeudi 23 juillet. Le feu girondin continue de mobiliser les secours. Les évacuations s’étendent à mesure que la progression des flammes menace les secteurs habités. Les conditions illustrent les difficultés des opérations lorsque la végétation est très sèche et que le comportement du feu devient instable.

Vendredi 24 juillet. L’incendie de Gironde reste un événement majeur de la journée. Les autorités doivent arbitrer entre la protection des habitations, la sécurité des habitants et les possibilités d’intervention des équipes au sol. Le danger ne dépend pas seulement de la surface déjà brûlée : les sautes de feu et les reprises peuvent ouvrir de nouveaux fronts.

Samedi 25 juillet. Des orages violents touchent les régions méditerranéennes et d’autres secteurs. Les cumuls atteignent 57 mm à Apt, 55 mm à Aigues-Mortes et 50 mm à Cassis. À Issoire, un violent orage déverse plus de 55 mm de pluie et une importante quantité de grêle ; à Marseille, des grêlons de 5 cm sont observés. Ces pluies intenses et localisées contrastent avec la sécheresse qui domine l’ensemble du mois.

Dimanche 26 juillet. Le risque d’incendie reste élevé en Gironde, malgré les efforts engagés pour contenir le feu. La situation montre qu’un orage localisé ne met pas nécessairement fin à la sécheresse : l’eau peut ruisseler rapidement, tandis que la végétation et les couches profondes du sol restent sèches.

Lundi 27 juillet. Le feu de Gironde reste au centre des préoccupations. La lutte contre l’incendie s’inscrit dans une séquence de plusieurs jours, avec des équipes qui travaillent sur des fronts étendus et des secteurs difficiles d’accès. Les conditions météorologiques continuent de compliquer la maîtrise du sinistre.

Mardi 28 juillet. Une troisième vague de chaleur commence en France. Elle se prolongera jusqu’au 19 août, soit 23 jours, une durée égale à celle de juillet 1983, mais avec une intensité maximale supérieure. Dans le même temps, l’incendie de Gironde reste particulièrement préoccupant.

Mercredi 29 juillet. La chaleur atteint des niveaux extrêmes dans le Sud-Ouest et le centre. À Bélis, dans les Landes, le thermomètre monte jusqu’à 42,7 °C, tandis que Bourges atteint 39 °C. La troisième vague de chaleur se met en place alors que les sols sont déjà très secs et que le danger de feu reste élevé.

Jeudi 30 juillet. La vague de chaleur s’étend et se maintient. L’incendie de Gironde a déjà parcouru des dizaines de milliers d’hectares selon les premières estimations. Les opérations de secours restent complexes en raison de l’étendue du front, de la sécheresse des pins et des reprises de feu.

Vendredi 31 juillet. Le mois se termine avec un bilan climatique exceptionnel : 24,9 °C de température moyenne nationale, un déficit de précipitations proche de 70 % et un excédent d’ensoleillement de 35 %. Juillet 2026 devient le mois le plus chaud tous mois confondus depuis le début des mesures nationales en 1900. L’incendie de Gironde reste l’un des événements majeurs de l’été.

Août 2026 : le feu, la sécheresse et une troisième vague de chaleur interminable

Août prolonge la crise climatique de l’été. La troisième vague de chaleur, commencée le 28 juillet, ne prend fin que le 19 août. Elle dure 23 jours, à égalité avec la plus longue vague nationale recensée jusque-là, celle de juillet 1983. Le 13 août, l’indicateur thermique national atteint 28,8 °C de moyenne sur 24 heures, et les maximales moyennes nationales s’élèvent à 38 °C. Le lendemain, jusqu’à 83 départements sont placés en vigilance orange canicule.

Samedi 1er août. L’incendie de Gironde entre dans une phase décisive après dix jours de lutte intense. Le feu parti de Saumos le 22 juillet a parcouru environ 42 000 hectares de forêts et de landes. Plus de 220 000 personnes ont été évacuées au cours de la crise, et plus de 240 habitations ont été endommagées ou détruites selon les bilans publiés. La formation d’un pyrocumulonimbus, un nuage d’orage généré par la chaleur extrême du feu, a contribué à rendre le comportement de l’incendie particulièrement dangereux.

Dimanche 2 août. Les conséquences du feu girondin restent au premier plan, tandis que la chaleur et la sécheresse se maintiennent. La surface brûlée depuis le début de la saison atteint déjà un niveau exceptionnel. Les autorités et les services de secours doivent poursuivre la surveillance des zones sinistrées, car les reprises de feu peuvent se produire lorsque des braises subsistent sous les débris végétaux.

Lundi 3 août. La sécheresse ne concerne plus seulement les forêts. Les sols agricoles sont fortement desséchés, les cours d’eau connaissent des débits faibles et les besoins en eau augmentent. Les restrictions d’usage se multiplient dans les départements concernés. Les épisodes de pluie localisés ne suffisent pas à compenser plusieurs semaines de déficit.

Mardi 4 août. Le bilan climatique de juillet confirme que le mois a été le plus chaud jamais mesuré en France, avec 24,9 °C de moyenne nationale. Le déficit pluviométrique atteint près de 70 %, ce qui place juillet parmi les mois les plus secs de la série. Les sols superficiels sont plus secs qu’à la même période en 2022 ou en 2025, et le risque d’incendie reste élevé.

Mercredi 5 août. La troisième vague de chaleur continue de s’étendre. Le danger ne se résume pas aux températures maximales : les nuits chaudes réduisent la récupération et augmentent la vulnérabilité des personnes fragiles. Dans plusieurs régions, les cours d’eau et les réserves en eau subissent déjà les conséquences cumulées du manque de pluie depuis le printemps.

Jeudi 6 août. La chaleur persiste, alors que les prévisions laissent envisager une nouvelle intensification. La vague commencée le 28 juillet ne s’interrompt pas, malgré quelques baisses temporaires dans certaines régions. Le risque d’incendie reste élevé dans les zones forestières et les landes sèches.

Vendredi 7 août. Les prévisions annoncent une extension de la chaleur vers le nord et l’est du pays. Les températures pourraient de nouveau atteindre 35 à 40 °C dans plusieurs régions à partir du 10 août. La vague de chaleur, déjà longue, s’oriente vers un épisode d’une durée remarquable.

Samedi 8 août. La chaleur reste installée, notamment dans le Sud-Est, où des valeurs supérieures à 40 °C sont encore observées localement. Près de Saint-Tropez, le thermomètre a atteint 41,8 °C au cours de cette séquence. Les conditions restent favorables aux feux de végétation et compliquent la gestion des ressources en eau.

Dimanche 9 août. La troisième vague de chaleur ne montre pas de signe de rupture à l’échelle nationale. Les régions du nord et de l’est, qui avaient connu un répit relatif, se préparent à une nouvelle hausse des températures. La durée de l’épisode devient un facteur aussi important que son intensité maximale.

Lundi 10 août. Les températures remontent dans plusieurs régions et peuvent atteindre 35 à 40 °C. Les nuits restent chaudes, ce qui augmente la fatigue thermique. La situation est aggravée par la sécheresse des sols et le risque d’incendie, particulièrement élevé dans les départements où la végétation est très sèche.

Mardi 11 août. La chaleur s’amplifie dans le Sud-Est et la vallée du Rhône. Cette évolution prolonge un épisode commencé deux semaines plus tôt. Les conditions atmosphériques favorisent le maintien de températures très élevées, alors que les ressources hydriques sont déjà sous pression.

Mercredi 12 août. La troisième vague de chaleur se rapproche de son pic. Les températures dépassent 40 °C dans plusieurs secteurs du pays, et la chaleur touche de nouveau des régions qui avaient connu un répit. Le risque sanitaire reste élevé, notamment pour les personnes qui vivent seules ou dans des logements difficiles à rafraîchir.

Jeudi 13 août. La journée constitue le sommet thermique de la troisième vague de chaleur. L’indicateur thermique national atteint 28,8 °C sur 24 heures, tandis que la température maximale moyenne nationale atteint 38 °C. Cette journée compte parmi les plus chaudes jamais mesurées en France : seule la chaleur des 23 et 24 juin avait produit des maximales moyennes plus élevées dans les archives de 2026.

Vendredi 14 août. Jusqu’à 83 départements sont placés en vigilance orange canicule. La vague de chaleur touche une grande partie du territoire et demeure particulièrement intense. Les services de secours, les collectivités et les professionnels de santé doivent continuer à adapter leur organisation aux températures élevées, alors que la sécheresse et le risque de feu restent importants.

Samedi 15 août. La chaleur commence à se concentrer davantage sur l’est du pays. Les températures restent très élevées dans plusieurs régions, même si le profil géographique de l’épisode change. Les sols ne retrouvent pas leur humidité après une baisse temporaire des températures, et les cours d’eau restent fragilisés.

Dimanche 16 août. Le Sud-Est, la vallée du Rhône et le Languedoc-Roussillon restent particulièrement exposés aux fortes chaleurs. La persistance de l’épisode accentue les effets de la sécheresse. Les précautions contre les feux de végétation restent nécessaires, même lorsque la chaleur recule localement.

Lundi 17 août. La troisième vague de chaleur se poursuit, avec un centre de gravité désormais situé davantage vers les régions orientales et méridionales. Les températures demeurent supérieures aux normales dans plusieurs secteurs. Les sols et la végétation restent très secs, ce qui prolonge le risque d’incendie malgré une baisse progressive des maximales dans certaines régions.

Mardi 18 août. La fin de la vague de chaleur approche, mais l’épisode n’est pas encore terminé à l’échelle nationale. Les régions méditerranéennes conservent une forte chaleur, tandis que d’autres secteurs connaissent un rafraîchissement relatif. La durée totale de la séquence atteint déjà plus de trois semaines.

Mercredi 19 août. La troisième vague de chaleur prend fin. Elle aura duré 23 jours, égalant en durée celle de juillet 1983, mais avec une intensité maximale supérieure. À elle seule, cette séquence clôt un été qui totalise 53 jours en vague de chaleur, un record pour la France.

Jeudi 20 août. Après la fin de la vague de chaleur, le rafraîchissement ne fait pas disparaître les conséquences de la sécheresse. Les sols restent secs, les milieux naturels ont subi plusieurs semaines de stress hydrique et les restrictions d’eau continuent dans de nombreux territoires. Les bilans des incendies sont désormais un enjeu majeur de la fin de saison.

Vendredi 21 août. La situation météorologique est moins uniformément chaude, mais le déficit pluviométrique reste important. Les pluies qui peuvent toucher certaines régions n’ont pas partout une durée ou une intensité suffisante pour reconstituer les réserves en eau. Le suivi des nappes et des cours d’eau devient déterminant à l’approche de l’automne.

Samedi 22 août. Les conséquences de la sécheresse se prolongent dans l’agriculture, les forêts et les milieux aquatiques. La diminution de l’humidité des sols rend la végétation plus vulnérable, tandis que les pluies orageuses éventuelles peuvent produire du ruissellement sans recharger efficacement les nappes.

Dimanche 23 août. Le pays entre dans une phase de bilan et de surveillance. Les températures les plus extrêmes ont reculé, mais les impacts de l’été restent visibles : végétation desséchée, cours d’eau en difficulté, réserves en eau fragilisées et surfaces brûlées exceptionnellement importantes.

Lundi 24 août. Les conséquences des incendies et de la sécheresse restent au centre des préoccupations. Les secteurs sinistrés doivent gérer les risques de reprise de feu, les sols fragilisés et les travaux de remise en état. Le bilan de la saison dépasse désormais le seul cadre météorologique.

Mardi 25 août. Le risque de feu demeure présent dans les zones où la végétation n’a pas retrouvé suffisamment d’humidité. Les pluies, lorsqu’elles se produisent, doivent être évaluées selon leur répartition et leur intensité : une averse orageuse localisée n’équivaut pas à plusieurs jours de précipitations régulières.

Mercredi 26 août. Les bilans provisoires confirment l’ampleur des incendies de l’été. À l’échelle européenne, les données satellitaires indiquent des surfaces brûlées exceptionnellement élevées en France. Les chiffres restent susceptibles d’être ajustés au fil des consolidations, mais la saison s’annonce déjà comme une année record pour les feux.

Jeudi 27 août. La sécheresse demeure un enjeu de fin d’été. Les cours d’eau, les sols et les nappes ne réagissent pas tous à la même vitesse : les pluies peuvent faire remonter rapidement le niveau d’un petit cours d’eau, tandis que les nappes profondes nécessitent parfois des semaines ou des mois pour se recharger.

Vendredi 28 août. La France connaît encore des conditions très sèches dans plusieurs secteurs. Le bilan des surfaces brûlées est déjà très supérieur aux années habituelles. Les services de secours et les gestionnaires forestiers commencent à tirer les enseignements d’une saison qui a cumulé chaleur extrême, manque d’eau et incendies de grande ampleur.

Samedi 29 août. La fin de l’été météorologique approche sans que les conséquences de la sécheresse aient disparu. Les surfaces brûlées, la fragilité des sols et les tensions sur la ressource en eau restent au premier plan. Les premières synthèses nationales permettent de replacer ces événements dans la succession exceptionnelle des vagues de chaleur.

Dimanche 30 août. Les bilans de fin de saison soulignent l’ampleur des incendies : à cette date, environ 96 487 hectares ont brûlé en France selon les données européennes consolidées à la fin août, soit plus de sept fois la moyenne observée à cette période de l’année. Ce total dépasse déjà de 45 % le précédent record annuel de 2022, qui s’élevait à 66 337 hectares à la fin de l’année.

Lundi 31 août. L’été météorologique s’achève officiellement. La France vient de connaître son été le plus chaud depuis 1900, avec une moyenne nationale de 24,0 °C, un excédent thermique de 3,6 °C, un déficit de pluie proche de 40 % et 53 jours en vague de chaleur. Les incendies, la sécheresse des sols et la pression sur les ressources en eau font de 2026 une saison hors norme.

Le bilan de l’été 2026 : trois records qui se répondent

Le premier chiffre est thermique : 24,0 °C de moyenne nationale, soit 3,6 °C de plus que la normale. Le deuxième concerne les vagues de chaleur : 53 jours cumulés en trois épisodes, contre 33 jours durant l’été 2022. Le troisième concerne les précipitations : un déficit proche de 40 %, qui place l’été 2026 parmi les plus secs depuis le début des mesures. À ces indicateurs s’ajoutent une sécheresse des sols sans précédent en moyenne nationale et des surfaces brûlées qui dépassent largement les niveaux des dernières décennies.

La chronologie montre aussi que les catastrophes ne se sont pas succédé de manière isolée. La canicule de juin a préparé des sols très secs ; juillet a prolongé le manque de pluie et apporté une nouvelle vague de chaleur ; les incendies ont ensuite ravagé de vastes surfaces, alors que la troisième vague de chaleur maintenait des conditions favorables aux départs de feu. Les orages violents du 16 et du 25 juillet ont apporté des pluies intenses dans certaines zones, mais ces précipitations très localisées n’ont pas compensé le déficit national.

L’été 2026 restera donc comme une saison où la chaleur, la sécheresse et les incendies ont fonctionné en chaîne. Le bilan définitif de certains dommages et de certaines surfaces brûlées pourra encore évoluer, mais les principaux records climatiques sont déjà établis. La leçon n’est pas qu’une catastrophe identique se reproduira nécessairement chaque année : elle est que les risques deviennent plus sévères lorsque des températures extrêmes, une végétation très sèche et une longue absence de pluie se combinent.