Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, la France passe à l’heure d’hiver. À 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures. Un petit cadeau pour les amateurs de grasse matinée, mais aussi le retour de soirées où l’obscurité s’installe plus tôt. Et cette année, le changement intervient à la date la plus précoce possible du calendrier.
À 3 heures, il sera 2 heures : comment ne pas se tromper ?
Cette nuit, il faudra reculer les aiguilles des réveils, montres et horloges d’une heure. À 3 heures, l’heure légale reviendra à 2 heures. En théorie, chacun pourra donc dormir soixante minutes de plus, à condition, bien sûr, de ne pas avoir prévu un rendez-vous à l’ancienne heure sans vérifier son agenda !
Les smartphones, ordinateurs et la plupart des montres connectées se régleront automatiquement, à condition que la mise à jour automatique de l’heure soit activée. En revanche, les réveils classiques, les horloges murales, certains appareils électroménagers et les horloges des véhicules nécessitent parfois une intervention manuelle. Mieux vaut vérifier dimanche matin plutôt que découvrir, avec un peu de retard, que son four vit encore à l’heure d’été.
Pourquoi le changement tombe-t-il si tôt cette année ?
Le passage à l’heure d’hiver intervient toujours le dernier dimanche d’octobre. En 2026, le calendrier place ce dimanche le 25 octobre : c’est donc l’une des dates les plus précoces possibles pour cette opération. Le dispositif actuel a été réintroduit en France en 1976, après le choc pétrolier, dans le but de réduire les besoins d’éclairage artificiel en faisant mieux coïncider les activités humaines avec la lumière naturelle.
Cinquante ans plus tard, le changement d’heure continue de susciter des débats. La suppression des changements saisonniers a bien été envisagée au niveau européen, mais aucun accord définitif n’a mis fin au système. Le passage à l’heure d’hiver reste donc en vigueur en France, comme dans les autres pays de l’Union européenne concernés.
Le soleil se couchera plus tôt : attention aux déplacements
Le changement le plus visible se fera sentir dès dimanche en fin de journée. L’heure affichée sur les horloges reculera, mais le Soleil, lui, poursuivra sa course habituelle. Résultat : son lever et son coucher se produiront une heure plus tôt selon l’heure légale. La luminosité diminuera donc plus tôt dans l’après-midi et la nuit arrivera plus rapidement après le travail ou l’école.
Cette évolution concerne particulièrement les automobilistes, les piétons, les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes. Les déplacements de fin de journée se dérouleront plus souvent dans la pénombre, voire dans l’obscurité. Les usagers vulnérables ont intérêt à porter des vêtements visibles, à vérifier leurs éclairages et à s’assurer que les dispositifs réfléchissants de leur vélo ou de leur trottinette sont en bon état. Les automobilistes, de leur côté, doivent adapter leur vitesse et redoubler d’attention à l’approche des passages piétons et des intersections.
Une heure de plus au lit, mais un rythme biologique à ajuster
Le passage à l’heure d’hiver est souvent mieux vécu que celui du printemps, puisque l’on gagne une heure au lieu d’en perdre une. Il ne faut pourtant pas croire que notre horloge biologique se règle aussi facilement qu’un réveil numérique. Le sommeil dépend notamment de l’exposition à la lumière, des horaires de repas et des habitudes quotidiennes. Certaines personnes peuvent ressentir une fatigue passagère ou un décalage de leur rythme durant les jours qui suivent.
Pour faciliter l’adaptation, le mieux reste de conserver des horaires de sommeil réguliers, de profiter de la lumière naturelle le matin et d’éviter de bouleverser brutalement ses habitudes. La lumière du jour joue un rôle important dans la synchronisation de notre horloge interne. En automne, une promenade matinale peut donc être plus utile qu’une longue séance devant un écran au réveil.
Le changement d’heure va-t-il disparaître ?
La question revient chaque automne. En 2019, le Parlement européen s’était prononcé en faveur de la suppression du changement d’heure saisonnier, mais les États membres ne sont pas parvenus à un accord permettant d’appliquer cette réforme. Le dispositif reste donc en place, sans date officielle de suppression.
Le prochain rendez-vous est déjà fixé : le passage à l’heure d’été aura lieu dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 mars 2027. Cette fois, il faudra avancer les horloges d’une heure : à 2 heures, il sera 3 heures, et nous perdrons une heure de sommeil.
D’ici là, profitons de cette nuit un peu particulière : à 3 heures, il sera 2 heures. Pensez aux réveils, aux horloges et aux appareils qui ne se règlent pas seuls. Et si vous avez la chance de pouvoir dormir une heure de plus dimanche matin, ne vous sentez pas obligé de la gaspiller à chercher pourquoi votre four n’affiche pas la même heure que votre téléphone.




