Avec une température moyenne nationale de 24,9 °C, le mois de juillet 2026 s’impose comme le mois le plus chaud jamais enregistré en France, tous mois confondus, depuis le début des relevés en 1900. Il dépasse les précédents records d’août 2003 (24,8 °C) et de juillet 2006 (24,4 °C).
Points clés à retenir
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Températures moyennes : L’anomalie thermique s’élève à +3,8 °C par rapport à la normale (tout comme en juin), et grimpe à +5,2 °C pour les températures maximales.
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Vague de chaleur : La France a subi du 4 au 19 juillet 2026 sa 2ᵉ vague de chaleur de l’année (après un épisode précoce en mai), remarquable par sa durée (16 jours).
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Pluviométrie : Avec un déficit moyen de près de 70 %, c’est le 3ᵉ mois de juillet le moins arrosé depuis le début des mesures, derrière juillet 2022 (-85 %) et juillet 2020 (-75 %).
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Sécheresse des sols : L’assèchement des sols superficiels s’aggrave pour atteindre un niveau équivalent au plus bas historique (mi-août 2022).
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Ensoleillement : L’excédent de soleil atteint +35 % sur le pays, ce qui en fait le 2ᵉ mois de juillet le plus ensoleillé, juste derrière juillet 2022 (+40 %).
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Feux de forêt : Les conditions météo (chaleur, sécheresse, vent) ont maintenu un risque très élevé tout au long du mois.
Une vague de chaleur remarquable par sa durée
Du 4 au 19 juillet 2026, la France a traversé un épisode de fortes chaleurs de 16 jours consécutifs. Il s’agit de l’une des vagues de chaleur les plus longues observées, derrière celles de juillet 1983 (23 jours) et juillet 2006 (21 jours). Elle s’est révélée plus longue mais moins intense que l’épisode historique du 17 au 30 juin 2026.
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Vigilance : Au pic de l’épisode, le 12 juillet, 37 départements ont été placés en Vigilance rouge canicule et 46 départements en Vigilance orange.
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Déroulement : La chaleur intense s’est manifestée de jour comme de nuit du 7 au 15 juillet sur la quasi-totalité de l’Hexagone, avant de se maintenir principalement dans le Sud-Ouest et les régions méditerranéennes du 16 au 19 juillet.
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Journée la plus chaude : La journée du 12 juillet a enregistré l’indicateur thermique moyen le plus élevé de l’épisode avec 28,1 °C sur 24 h (contre 30 °C lors des pics des 24 et 25 juin).
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Nuits les plus chaudes : À l’échelle nationale, les nuits du 13 et du 15 juillet ont atteint un indicateur thermique minimal de 21,4 °C (Corse comprise), se plaçant juste derrière les records de juin 2026.
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Records locaux majeurs :
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À Marignane (Bouches-du-Rhône), la température a franchi la barre des 40 °C pour la première fois de son histoire, tous mois confondus, atteignant 40,5 °C le 8 juillet.
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Dans la nuit du 8 au 9 juillet, la température n’est pas descendue en dessous de 30,6 °C à Vivès (Pyrénées-Orientales). Il s’agit du record absolu national de température minimale nocturne pour l’Hexagone et la Corse (précédent record : 30,5 °C à Marignana le 1ᵉʳ août 2017).
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Canicules à répétition : Une nouvelle vague de chaleur (la 3ᵉ de l’année 2026 et la 54ᵉ depuis 1947) a débuté dès le mardi 28 juillet.
Des températures exceptionnellement hautes
Durant l’ensemble du mois de juillet 2026, les températures n’ont jamais été inférieures aux normales de saison.
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Température moyenne mensuelle : 24,9 °C à l’échelle nationale.
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Anomalie moyenne : +3,8 °C (par rapport aux normales 1991-2020), constituant la 2ᵉ plus forte anomalie mensuelle de l’histoire météorologique française après février 1990 (+4,0 °C).
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Anomalie des maximales : +5,2 °C en moyenne nationale, avec des pointes dépassant localement +7 °C du sud de la Bretagne jusqu’au Limousin.
Un déficit pluviométrique très prononcé
Faisant suite à un mois de juin affichant déjà un déficit de plus de 50 %, les précipitations sont restées extrêmement rares. Seule la région Auvergne-Rhône-Alpes a bénéficié de dégradations orageuses (notamment les 16 et 25 juillet) apportant localement 30 à 50 mm.
Le 16 juillet, les orages ont été nombreux sur le pays. On a relevé plus de 20 000 impacts de foudre. Il s’agit de la journée la plus foudroyée depuis le début de l’année. Un violent orage a éclaté dans la région de Saint-Étienne (Loire) provoquant une tornade et de forts cumuls de précipitations (77 mm à Saint-Chamond (Loire)). Il est localement tombé plus de 50 mm dans le Cantal, en Ardèche ou encore sur les Savoies.
Le 25 juillet, une dégradation orageuse a touché les régions méditerranéennes s’accompagnant de forts cumuls de pluie en très peu de temps et de nombreuses chutes de grêle. On a relevé 57 mm à Apt (Vaucluse), 55 mm à Aigues-Mortes (Gard), 50 mm à Cassis (Bouches-du-Rhône).
À Issoire (Puy-de-Dôme), un violent orage a éclaté, déversant une importante quantité de grêle et plus de 55 mm de pluie. À Marseille, des grêlons atteignant 5 cm ont également été observés.
Ailleurs, les pluies ont été quasi inexistantes :
0,0 mm au Luc (Var), à Cannes (Alpes-Maritimes) et à Ajaccio (Corse-du-Sud)
0,4 mm à Amiens (Somme)
0,8 mm à Perpignan (Pyrénées-Orientales)
1,0 mm à Auch (Gers)
1,8 mm à Melun (Seine-et-Marne)
2,2 mm à Nantes (Loire-Atlantique)
Avec un bilan moyen déficitaire de près de 70 %, juillet 2026 est le 3ᵉ mois de juillet le plus sec mesuré en France.

Sécheresse et ensoleillement record
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État des sols : À la fin du mois de juillet 2026, la sécheresse superficielle des sols a atteint un niveau d’assèchement comparable à celui de la mi-août 2022 (record le plus bas jamais enregistré).
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Soleil accablant : Après un mois de juin déjà très ensoleillé (+25 %), juillet enregistre un excédent de +35 % de rayonnement solaire à l’échelle du pays (2ᵉ position derrière juillet 2022 à +40 %). Sur la moitié nord, cet excédent a parfois dépassé +60 % (notamment en Bretagne et en Normandie).
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Fréquentation du soleil : Plus de 20 journées très ensoleillées ont été comptabilisées sur le sud de la Bretagne et les Pays de la Loire, et environ 25 journées près de la Méditerranée.
Records d’ensoleillement mensuel battus (tous mois confondus) :
| Ville | Ensoleillement juillet 2026 | Précédent record | Année du précédent record | Normale d’ensoleillement | Excédent par rapport à la normale |
| Brest (Finistère) | 339 h | 278 h | 2022 | 180 h | +88 % |
| Rouen (Seine-Maritime) | 341 h | 286 h | 2006 | 199 h | +71 % |
| Paris | 367 h | 338 h | 2018 | 222 h | +65 % |
| Langres (Haute-Marne) | 380 h | 355 h | 2022 | 234 h | +62 % |
| Blois (Loir-et-Cher) | 378 h | 358 h | 2022 | 231 h | +64 % |
| Châteauroux (Indre) | 365 h | 350 h | 2022 | 243 h | +50 % |
| Nantes (Loire-Atlantique) | 382 h | 366 h | 2022 | 229 h | +67 % |
| La Roche-sur-Yon (Vendée) | 384 h | 364 h | 2022 | 241 h | +59 % |
| Tarbes (Hautes-Pyrénées) | 301 h | 281 h | 2013 | 207 h | +45 % |
Classement des records d’ensoleillement de juillet 2026 (par durée totale) :
| Rang | Ville | Soleil en juillet 2026 |
| 1 | La Roche-sur-Yon | 384 h |
| 2 | Nantes | 382 h |
| 3 | Langres | 380 h |
| 4 | Blois | 378 h |
| 5 | Paris | 367 h |
| 6 | Châteauroux | 365 h |
| 7 | Rouen | 341 h |
| 8 | Brest | 339 h |
| 9 | Tarbes | 301 h |
Feux de forêt et faits marquants
La combinaison des températures extrêmes, du vent et de l’assèchement de la végétation a créé des conditions propices au départ et à la propagation des incendies tout au long du mois.
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Niveaux d’alerte : La Météo des forêts a diffusé chaque jour au moins une alerte orange (danger élevé). Le 12 juillet, 70 départements ont été classés en danger élevé. Les 5, 6 et 8 juillet, 7 départements méditerranéens étaient placés en niveau rouge (danger très élevé).
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Incendie en Gironde : Le 22 juillet, un incendie historique s’est déclenché à Saumos (Gironde). Selon les premières estimations, le feu a détruit environ 42 000 hectares de forêt et a contraint à l’évacuation de plus de 220 000 personnes.




