Certains auront peut-être cru entendre des mirages passer dans le ciel de l’Ain en milieu d’après-midi. Mais non, ce fut tout simplement un orage qui a traversé une partie du département vers 16 h. Faisant de l’Ain le 2e département le plus foudroyé de France ce 16 février juste derrière l’Aisne (424 impacts). Si ces dernières années, il n’est pas rare d’entendre le tonnerre en plein mois de février, dénombrer pas moins de 371 impacts de foudre est par contre pour l’Ain plutôt exceptionnel et a valeur de record.
Cet orage s’est accompagné sur nos reliefs de flocons et en plaine du grésil a été relevé comme sur Pont d’Ain.
On a relevé dans le détail 55 impacts de 14 h à 15 h mais surtout 182 de 15 h à 16 h ( et 2 enfin isolés entre 19 h et 20 h).
A noter qu’il y avait déjà quelques coups de tonnerre accompagnés d’un coup de vent en fin de nuit (100 impacts de 5 h à 6 h et 32 l’heure suivante).
Dans le TOP 5, c’est la commune de La Balme sur Cerdon qui fut la plus électrisée avec pas moins de 77 impacts d’éclairs, suivie de Gex avec 20, Domsure (19 ), Cerdon (16) et enfin Ceignes (15 ).
Pourquoi des orages ont été observés ce lundi en France ?
Les orages observés ce lundi 16 février 2026 en France s’inscrivent dans un contexte météorologique très agité et instable, marqué par la poursuite d’un régime perturbé depuis plusieurs semaines, après la tempête Nils et les épisodes pluvieux intenses qui ont saturé les sols et maintenu une vigilance élevée sur une grande partie du territoire.Météo-France a placé plusieurs départements en vigilance jaune pour orages, avec une activité électrique notable concentrée surtout dans le nord-ouest et le nord du pays. Les départements concernés incluent la Manche, le Calvados, la Seine-Maritime, l’Eure, le Val-d’Oise, les Yvelines, l’Essonne, la Seine-et-Marne et Paris (ainsi que potentiellement d’autres zones adjacentes comme l’Oise ou l’Aisne où des éclairs ont été recensés). Des statistiques d’activité foudre montrent par exemple plus de 200 éclairs dans l’Aisne, autour de 160 dans l’Oise, une centaine dans la Somme, et des dizaines dans la Manche ou la Seine-Maritime, avec une activité plus diffuse ailleurs (Saône-et-Loire, Haute-Marne, etc.), pour un total national dépassant les 1 100 éclairs recensés dans la journée.
Ces orages proviennent d’une perturbation active qui traverse le pays d’ouest en est, avec des averses soutenues, des giboulées et un risque de grêle ou de grésil localement. Le temps instable est dû à un flux d’ouest-sud-ouest dynamique, chargé en humidité, qui rencontre des contrastes thermiques : des masses d’air plus froid en altitude (après les épisodes neigeux du week-end dans le nord) et des températures douces près du sol favorisent l’instabilité convective. Cela crée les conditions classiques pour le développement d’orages : soulèvement de l’air humide, instabilité atmosphérique et présence d’un cisaillement des vents qui organise les cellules orageuses.
Dans le détail, les orages se sont manifestés sous forme d’averses orageuses parfois fortes, avec des rafales de vent associées (jusqu’à 70-90 km/h sur les côtes de la Manche), du grésil et une activité électrique marquée, particulièrement en Normandie et en Île-de-France. Par exemple, des coups de tonnerre ont été signalés en milieu de journée à Soissons (Aisne) ou dans d’autres secteurs du nord, accompagnés d’éclairs visibles même en plein jour. Ces phénomènes s’ajoutent à un bulletin global très chargé : deux départements en rouge pour crues (Gironde et Lot-et-Garonne), une vingtaine en orange pour crues, pluies-inondations ou avalanches, et des vigilances jaunes pour vents violents dans 36 à 68 départements selon les mises à jour.
Ce type d’orages en février n’est pas exceptionnel en soi dans un hiver perturbé comme celui de 2026, mais leur occurrence s’explique par le contexte plus large d’un hiver très humide et dynamique. Depuis janvier, les dépressions se succèdent avec un jet-stream renforcé (lié à des contrastes thermiques accentués entre le pôle et les latitudes moyennes), favorisant des perturbations plus creuses et actives. Le réchauffement climatique amplifie ces phénomènes : plus d’humidité dans l’atmosphère (environ +7 % par degré de réchauffement), des pluies plus intenses et des contrastes qui boostent l’instabilité, même en hiver. Résultat : des averses convectives qui virent à l’orage quand l’air chaud et humide est soulevé rapidement.
Globalement, ces orages restent de faible intensité comparés à ceux d’été (pas de tornades ou de grêle massive signalés), mais ils contribuent à aggraver les inondations en cours sur les sols déjà gorgés d’eau. La journée a été qualifiée de « très agitée » par La Chaîne Météo, avec giboulées, vent soutenu et neige en montagne en plus des orages. L’activité électrique devrait s’atténuer en soirée, mais le régime perturbé persiste avec de nouvelles pluies attendues mardi-mercredi, potentiellement relançant les crues sur plusieurs bassins.
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