Hiver trop clément dans l’Ain : elles sont déjà là !.

Avec des hivers de plus en plus doux et des printemps de plus en plus précoces avec déjà des records de douceur journaliers battus , la pyrale du buis est déjà active dans le département de l’Ain. En plaine, les premières chenilles ont été aperçues comme sur les bords de l’Ain. A Pont d’Ain, nous n’avions jamais connu une première attaque aussi tôt dans la saison avec déjà des chenilles d’un centimètre de long. D’habitude ce n’est pas avant la mi-avril. Mais l’hiver quasiment sans gelées a facilité cette reprise précoce.

Si vous observez de loin que vos buis sont beaux, il faut être plus regardant de près où les toiles commencent à être visibles. Si vous en avez, il faut donc commencer à traiter vos arbustes en l’absence de vent et du retour des pluies dans les jours à venir.

Cette invasion de la pyrale ne cesse de gagner du terrain dans notre pays. Pour rappel, c’est un insecte ravageur qui menace les buis, des arbustes souvent utilisés dans les jardins pour leur feuillage dense et leur forme sculpturale. Originaire d’Asie, la pyrale du buis a été introduite accidentellement en Europe et est devenue une menace sérieuse pour ces arbustes dans de nombreuses régions. Même s’ils sont résistants et parfois recommencent à pousser  comme on peut le constater dans les bois du Bugey ou du Revermont, les attaques répétées peuvent leur être fatales.

La pyrale du buis passe par plusieurs stades de développement, commençant par des œufs déposés sur les feuilles des buis. Les œufs éclosent en larves qui se nourrissent du feuillage des buis, provoquant des dégâts importants. Les larves se transforment ensuite en chrysalides avant de devenir des papillons adultes.

Les larves se nourrissent du feuillage des buis, laissant derrière elles des feuilles squelettisées et des dégâts visibles sur les branches. Les attaques sévères peuvent affaiblir les buis, les rendant plus sensibles à d’autres problèmes de santé et pouvant même entraîner leur mort.

La pyrale du buis se propage assez rapidement d’une région à l’autre par le biais du commerce des plantes, des transports et des déplacements humains. Les papillons adultes peuvent également se déplacer sur de longues distances, contribuant à la propagation de l’insecte.

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour lutter contre la pyrale du buis. Cela inclut l’utilisation d’insecticides spécifiques biologiques qui n’ont pas d’impacts sur l’environnement, la taille et la suppression des parties infestées des buis, l’utilisation de pièges à phéromones pour capturer les papillons adultes, ainsi que des méthodes biologiques telles que l’introduction d’insectes prédateurs naturels de la pyrale.

La meilleure façon de lutter contre la pyrale du buis est avant tout la prévention. Cela peut inclure l’inspection régulière des buis comme nous l’avons fait pour détecter les signes d’infestation, la surveillance des populations de pyrales avec des pièges à phéromones, et l’adoption de pratiques de jardinage qui favorisent la santé des buis et les rendent moins vulnérables aux attaques d’insectes.

La pyrale du buis est donc un ravageur redoutable pour les buis, mais avec une combinaison de surveillance, de prévention et de méthodes de lutte ciblées, il est possible de minimiser les dommages causés par cet insecte et de protéger les buis dans les jardins et les espaces paysagers. Mais il faut s’en donner le temps et les moyens…

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