Alors que dans quelques jours débute l’hiver météorologique, il est bon de se projeter et d’évoquer les tendances prévisionnelles saisonnières. On ne saura rappeler que ce sont des tendances globales qui se dégagent en France et que donc nous pourrions connaitre. Et qu’il est impossible de prévoir s’il neigera ou pas en plaine le 25 décembre et le 1er janvier par exemple. L’information qui semble la plus probable au regard de la synthèse des modèles est que dans la prolongation du phénomène El Nino, cet hiver 2023-2024 devrait être plus doux que la normale et ce d’un degré en moyenne. Les modèles vont tous dans le même sens, on peut donc faire confiance à cette probabilité. Ce qui donc n’exclut pas des coups de froid ici ou là mais à priori les modèles ne perçoivent pas d’hiver froid. Le mois de décembre serait le plus sec et donc le plus calme en terme d’évènements météo. Ce qui ne serait pas de bonne augure pour nos stations de ski à l’approche des vacances de fin d’année. Par la suite, janvier et février verrait le retour d’une météo plus perturbé synonyme de neige au moins en montagne. Voyons plus en détails.
Décembre : plutôt sec, froid la nuit et plutôt doux en journée. Après cette longue période de précipitations, ce dernier mois de 2023 pourrait s’avérer bien plus sec avec le retour de conditions anticycloniques dominantes sur l’ouest de l’Europe. Ce qui ne garantit pas en période hivernale à du soleil à coup sûr en zone de plaine. On pourrait ainsi assister comme c’est souvent le cas à des inversions de températures. Cela apporterait des nuits froides par le rayonnement nocturnes jusqu’à -5° et donc des gelées matinales.
Les journées seraient fraîches , sans plus. Cela n’écarte pas pour autant quelques passages perturbés plutôt dans la seconde quinzaine. Pour autant, il n’y a peu de risques d’avoir en plaine de Noêl blanc. Les températures moyennes resteraient globalement un peu au-dessus des normales saisonnières. Les précipitations après ces bons mois d’octobre et de novembre qui auront en partie rechargé les nappes seront déficitaires sur décembre de 30 à 40 %. On devrait donc terminer sur une année 2023 déficitaire. A noter une fiabilité pour l’heure moyenne.
Janvier : assez doux et perturbé. On change de configuration. Les hautes pressions se repliant sur la Scandinavie, le début de l’année 2024 serait marqué par le retour d’un temps assez perturbé avec de brèves coupures. Un flux d’ouest pourrait fortement dominer les débats. Ce qui engendrerait une certaine douceur et des chutes de neige qui auraient bien du mal à s’imposer sur les montagnes aindinoises. On retrouverait des précipitations conformes au minimum aux moyennes saisonnières.
Ce courant océanique perturbé maintiendrait donc des températures assez douces le plus souvent. On table sur un excédent de 1 degré. La limite pluie/neige pourrait fluctuer selon les passages perturbés mais rien ne dit qu’elle puisse vraiment s’installer sur le plateau du Retord ou les monts Jura ou de façon brève. La saison de ski pourrait donc êre une nouvelle fois très contrariée dans l’Ain. Les températures pouvant défavoriser nos stations par ces températures trop élevées. Fiabilité pour l’heure moyenne.
Février : humide et un peu plus frais. Le dernier mois de cet hiver pourrait encore être assez humide mais un peu plus conforme aux normales côté températures. On aurait donc encore la circulation de perturbations mais dans un flux moins océanique. Cette configuration météo pourrait être un peu plus favorable pour la neige pour la moyenne montagne. Ce qui serait de bonne augure dans l’Ain pour les vacances de février. On pourrait ainsi avoir de brefs épisodes de froid jusque dans nos plaines. Au final, février serait le mois le plus humide avec un excédent des précipitations de l’ordre des 20 % et des températures plus proches des normales saisonnières ( +0,5° ). Si l’on a espoir de voir la neige apparaitre en plaine, les plus fortes probabilité semblent donc se concentrer sur ce 3e mois d’hiver.
En conclusion, si vous souhaitez privilégier les promenades sous le soleil tablez sur décembre. Et si vous envisagez de skier dans l’Ain, il vaudrait mieux miser sur le mois de février. A la fin de cet hiver, nous verrons si les modèles avaient vu juste. Pour rappel, ils avaient prédit pour l’été dernier des périodes de canicule mais pas forcément aussi nombreuses. Cela reste donc des tendances.




