Biodiversité : le déclin alarmant des oiseaux en Rhône Alpes-Auvergne

Une étude récente à de quoi alarmer.Le nombre d’oiseaux communs au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes ne cesse de diminuer. La LPO ( Ligue pour la protection des Oiseaux) lance une alerte. Plusieurs espèces voient leurs effectifs fondre régulièrement. Le bruant notamment qui selon la LPO régionale a vu ses efefctifs chuter de moitié sur les 17 dernières années. L’hirondelle rustique a perdu quant à elle 28 % de sa population. Le cerin sini, petit oiseau jaunâtre souvent confondu avec le canari a reculé de 45 % dans les zones rurales. D’autres résistent un peu mieux mais régressent aussi comme la mésange charbonnière (-11 %) ou l’alouette des champs (-14 %).  On a cité ces espèces mais elles sont loin d’être les seules et d’autres sont en danger à plus ou moins courte échéance : moineaux, bouvreuil, linotte, chardonneret élégant, verdier, certaines fauvettes. A l’échelle de la région, les populations d’oiseaux communs ont reculé de plus de 7 %. Le recul le plus marqué concerne les espèces des milieux agricoles et des villes et villages qui ont chuté respectivement de 20% et 16 %. Dans l’Ain, jamais on n’avait vu si peu d’oiseaux en plein hiver. Une situation inquiétante renforcée par un virus lié à un moustique qui fait ces dernières de plus en plus de ravages dans les populations de passereaux et qui gagne de plus en plus de régions. Nous y reviendrons.

Selon la LPO, ce délcin global a de nombreuses causes liées aux activités actuelles de notre société. Certes, le bouleversement climatique peut avoir des effets parfois dramatiques comme un printemps pourri qui va faire chuter les nidifications mais il faut chercher ailleurs les véritables raisons de cette situation. L’utilisation trop importante des produits phytosanitaires dans l’agriculture comme le glyphosate en est une. Les pesticides empoisonnent les insectes et les plantes puis ils sont ensuite ingérés pars les oiseaux. Est aussi en cause l’urbanisation grandissante qui réduit les zones de nidification et perturbe la reproduction, la création de paysages homogènes et artificialisés. Des enquêtes ont démontré que les oiseaux urbains avaient modifié leurs horaires de chants pour être en dehors des moments où le bruit est le plus important. Par voie de conséquence, l’augmentation de la circulation a un impact non négligeable avec une forte mortalité pour les merles et moineaux tout particulièrement. Globalement, ce sont nos modes de vie qui sont montrés du doigt sur le déclin de la biodiversité. Les oiseaux sont touchés mais les insectes aussi et même encore plus. On estime notamment que la grande sauterelle verte a reculé de 20 %. Tout cela perturbe la chaine alimentaire. Sur les 143 espèces d’orthoptères ( sauterelles, grillons, criquets) présentes dans notre région ( 227 espèces en France), 15 sont menacées d’extinction dont quatre très fortement à court terme selon une étude de la DREAL. Les habitats naturels spécifiques reculent notamment dans les vallées où la pression des aménagements demeure très forte. Est-ce trop tard ?. Non pour la LPO mais il faut agir vite. Par exemple par revenir à des gestes simples comme le nourrissage des oiseaux en période difficile ( l’hiver s’entend), apr la pose accrue de nichoirs notamment dans les forêts et les parcs urbains et puis en essayant de consommer plus local.