Astronomie, géologie, physique, paléontologie, intelligence artificielle et exploration des océans : la semaine du 26 octobre au 1er novembre propose plusieurs rendez-vous pour découvrir les sciences autrement. Entre congrès consacrés à la recherche, festivals ouverts au public et observations du ciel, les curieux auront de quoi occuper les vacances de la Toussaint. Plusieurs manifestations se déroulent en parallèle, avec un temps fort à Nantes dès le jeudi 29 octobre.
Lundi 26 octobre : dernière journée pour Pariscience
Le festival international du film scientifique Pariscience achève son édition grand public lundi 26 octobre, au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. La manifestation propose des documentaires consacrés aux sciences naturelles, à l’environnement, à la recherche médicale, à l’astronomie ou encore aux nouvelles technologies. Les projections s’accompagnent de rencontres et de débats avec des scientifiques et des équipes de réalisation.
Ce rendez-vous permet de découvrir des travaux de recherche sous une forme accessible, sans renoncer à la précision scientifique. Pour les personnes qui souhaitent participer, il faudra vérifier les séances encore programmées le lundi, puisque le festival touche à sa fin.
Du 26 au 30 octobre : la physique de la matière condensée à Toulouse
Les Journées de la matière condensée se tiennent du lundi 26 au vendredi 30 octobre à Toulouse. Organisé par la Société française de physique, ce congrès rassemble des chercheurs autour d’un domaine qui étudie les propriétés de la matière lorsqu’un grand nombre de particules interagissent.
Derrière cette expression assez technique se cachent des sujets très concrets : matériaux magnétiques, propriétés électriques, supraconductivité, matériaux quantiques, structures nanométriques et phénomènes qui apparaissent à très petite échelle. Ces recherches peuvent contribuer, à terme, aux progrès de l’électronique, du stockage de l’énergie et de certains capteurs.
Il s’agit avant tout d’un rendez-vous scientifique destiné à la communauté de recherche, et non d’un festival familial. Son intérêt tient aux échanges entre spécialistes et à la présentation des travaux récents dans un domaine qui joue un rôle important dans les technologies des matériaux.
Du 27 au 29 octobre : les sédiments racontent l’histoire de la Terre
À Gif-sur-Yvette, sur le campus de Paris-Saclay, le 20e Congrès français de sédimentologie se déroule du mardi 27 au jeudi 29 octobre. La manifestation réunit les spécialistes qui étudient les sédiments, ces particules minérales ou organiques qui s’accumulent au fond des mers, des lacs, des rivières ou dans certains environnements terrestres.
Ces dépôts conservent des informations précieuses sur les milieux anciens. Leur composition, leur taille, leur organisation et les fossiles qu’ils contiennent permettent de reconstituer les conditions climatiques passées, les variations du niveau marin, les anciens cours d’eau ou les transformations des paysages.
La sédimentologie possède aussi des applications actuelles. Elle aide à comprendre l’évolution des littoraux, le fonctionnement des bassins versants, les risques liés à l’érosion et la circulation de l’eau dans les sous-sols. Les échanges entre géologues contribuent donc autant à la connaissance de l’histoire terrestre qu’à l’étude de phénomènes qui affectent les territoires aujourd’hui.
Du 27 au 31 octobre : les mondes disparus s’invitent à Montpellier
À Montpellier, l’exposition « La science à la rencontre des mondes perdus » reste accessible du mardi 27 au samedi 31 octobre, au domaine départemental Pierresvives. L’entrée est annoncée gratuite, avec une ouverture du mardi au samedi, de 10 heures à 19 heures.
Le parcours fait appel à la paléontologie, à l’étude des fossiles et aux recherches sur les climats anciens pour éclairer les transformations du vivant. L’extinction des dinosaures, l’adaptation des espèces aux changements environnementaux et l’évolution de la biodiversité permettent d’aborder une question toujours actuelle : comment les organismes réagissent-ils lorsque leur milieu se transforme rapidement ?
Des fossiles issus de collections universitaires et des présentations pédagogiques complètent l’exposition. Le dispositif s’adresse aux familles comme aux personnes qui souhaitent mieux comprendre comment les scientifiques reconstruisent des environnements disparus à partir de traces parfois très fragmentaires.
Du 29 octobre au 1er novembre : les Utopiales font dialoguer science et fiction
Nantes — du jeudi au dimanche
Les Utopiales reviennent à Nantes du jeudi 29 octobre au dimanche 1er novembre. Pour sa 26e édition, le festival de science-fiction propose des rencontres entre auteurs, artistes, chercheurs et public. Plusieurs organismes de recherche et établissements scientifiques participent au programme, avec des conférences, des tables rondes, des démonstrations et des animations.
La programmation annoncée aborde notamment les océans, les intelligences non humaines, la génétique, les relations entre l’humain et les animaux et les perspectives du transport maritime. Ces sujets se prêtent particulièrement bien aux échanges entre science et fiction : ils permettent de distinguer ce que la recherche sait déjà, ce qu’elle explore encore et ce que les récits imaginaires extrapolent.
Jeudi 29 octobre, une rencontre doit porter sur les possibilités d’habiter la mer à l’horizon 2040. Une autre s’intéressera à la notion de sentience chez les intelligences non humaines, tandis qu’une table ronde abordera les rapports entre génome et données. Vendredi 30 octobre, les échanges concerneront notamment la voix des animaux et l’avenir du transport maritime. Le programme comprend également des ateliers et des animations pour les jeunes publics.
L’intérêt de cette manifestation dépasse les amateurs de science-fiction. Les discussions permettent de confronter des hypothèses à l’état des connaissances, de débattre des choix technologiques et de réfléchir aux conséquences sociales ou environnementales des innovations. Le festival est ainsi l’un des grands rendez-vous de la semaine pour celles et ceux qui aiment les sciences sans vouloir se limiter à une conférence académique.
Jusqu’au 1er novembre : Lumières sur le Quai explore les futurs possibles
À Toulouse, le festival Lumières sur le Quai se poursuit jusqu’au dimanche 1er novembre au Quai des Savoirs. Pour cette édition, consacrée à l’idée de construire ensemble les futurs, la manifestation associe sciences, arts, technologies, projections, créations immersives et rencontres.
Le public est invité à réfléchir à ce que pourraient devenir nos sociétés dans les prochaines décennies. Les thèmes abordés touchent aux transformations technologiques, aux modes de vie, à l’environnement et à la place des citoyens dans les choix collectifs. Le format mêle démarches artistiques et questionnements scientifiques, avec l’objectif de rendre ces sujets accessibles à un public large.
Cette approche ne consiste pas à prédire précisément ce que sera l’année 2050. Elle invite plutôt à examiner plusieurs scénarios possibles, à comprendre les contraintes actuelles et à discuter des décisions susceptibles d’influencer les années à venir.
Astronomie : une pleine Lune à observer en début de semaine
Le ciel propose aussi un rendez-vous au début de cette période : la pleine Lune est prévue le lundi 26 octobre. Notre satellite sera visible une grande partie de la nuit, sous réserve d’un ciel dégagé. La pleine Lune est un phénomène régulier, mais elle offre une occasion de comparer les reliefs lunaires, les mers et les grands cratères à l’aide de jumelles ou d’un petit télescope.
Contrairement à une idée répandue, la pleine Lune n’est pas forcément la meilleure phase pour distinguer tous les reliefs avec un instrument. Lorsque la lumière arrive très obliquement, près de la limite entre la partie éclairée et la partie sombre, les ombres soulignent davantage les cratères et les montagnes. Une observation quelques jours avant ou après la pleine phase peut donc révéler des détails plus contrastés.
Le changement d’heure du dimanche 25 octobre doit aussi être pris en compte pour préparer les observations : à 3 heures du matin, les horloges reviendront à 2 heures. Pour une séance en soirée, ce décalage ne change pas le mouvement de la Lune, mais il modifie l’heure affichée sur les montres et les applications.
Une semaine pour passer du laboratoire au grand public
Cette semaine scientifique réunit des formats très différents. Les Journées de la matière condensée et le Congrès français de sédimentologie s’adressent principalement aux chercheurs et aux spécialistes. À Montpellier, l’exposition sur les mondes disparus offre une approche plus familiale de la paléontologie. À Nantes, les Utopiales favorisent le dialogue entre science, fiction et société, tandis que Lumières sur le Quai propose une réflexion sur les futurs possibles.
Le fil conducteur est simple : comprendre le monde demande à la fois des observations, des expériences, des modèles et des débats. Qu’il s’agisse de reconstituer un ancien climat à partir de sédiments, d’étudier les propriétés d’un matériau ou d’examiner les perspectives de l’intelligence artificielle, la science avance en confrontant les hypothèses aux faits.
Pour les lecteurs qui souhaitent sortir pendant les vacances de la Toussaint, les rendez-vous les plus accessibles sont l’exposition de Montpellier, les Utopiales à Nantes et Lumières sur le Quai à Toulouse. Les programmes détaillés et les modalités d’accès doivent toutefois être vérifiés avant le déplacement, car les horaires, les réservations et les capacités d’accueil varient selon les séances.




