Ain : la barre des 40° franchie. Et de nombreux records de chaleur journaliers battus.

La France suffoque depuis quelques jours et l’Ain  qui est placé en vigilance orange canicule depuis samedi dernier n’y échappe pas. Après une légère remontée hier et une nuit encore bien respirable avec 18° sur la plaine du Bugey, les maximales se sont à nouveau envolées vers les sommets rappelant des niveaux que nous avions connu il n’y a pas si longtemps pour un mois d’août. Et à ce sujet, pour un fait qui devenait rare par le passé, c’est tout autre désormais et les chiffres parlent d’eux-mêmes. On constate par exemple pour un 12 août que depuis 2020 à quatre reprises il a enregistré des températures au-delà de la barre des 35°. Ces derniers confirment cette tendance à sans cesse une hausse des très fortes chaleurs.

Le pic était peut-être aujourd’hui dans l’Ain ou pourrait encore l’être pour demain suivant les secteurs. De quoi faire trembler les records absolus du département qui ce mardi ont tenu bon mais de très peu. En tout cas, plusieurs records journaliers sont tombés où il n’était pas rare de relever des maximales en plaine souvent comprises entre 38 et 40° avec une pléiade de 39°. A Ambérieu, on a frôlé les 40° avec une maximale à 39,9° à un dixième du record journalier de 2003. On était près de 13° au-dessus des valeurs normales !.

A Arbent, le dernier record journalier de 36,2°qui datait de 2024 aura donc juste tenu un an, balayé cet après-midi par les 37,5° affiché. Même constat sur la Côtière brûlante comme un chaudron où l’on a relevé ce mardi 39,5° à la station de Balan, pulvérisant le précédent record lui aussi en 2024 de 3° (36,5° ). On peut encore citer la montagne également où à la station de Sutrieu il devient de plus en plus fréquent de s’approcher des 35° à 900 m d’altitude et même de les dépasser avec 35,6°. C’est le record de 2003 et ses 35,2° qui a lâche prise. Et  c’est le même constat dans le Cerdon à la Balme avec 36,4° (33,8° l’an passé).

Dans d’autres villes, ils ont tenu d’un fil comme à Belley avec 39,3° contre 39,5° il y a  22 ans. Idem à Cessy avec 35,5° ( 36,6° en 2003), Divonne avec 35,8° (36,5° en 2020), Ceyzériat avec 37,7° (38,7° en 2003),Marlieux avec 38,7° (40,4° en 2003), St Julien sur Reyssouze avec 39,8° ( à seulement 3 dixièmes du record journal de 40,1° en 2003).

On peut encore citer toutes ces valeurs aux quatre coins de l’Ain : 39,3° sur Pont d’Ain, 39,4° à Priay, 39,1° à Villieu, 39,5° à Peyrieu, 38,4° à St Etienne du Bois, 38,8° à Viriat, 39,5° à Buellas, 36,7° à Matafelon, 39,1° à Hautecourt., 39,2° à St Germain de Joux, 37,2° à Nantua, 39,1° à St Rambert en Bugey, 37,8° à Montanges, 39,5° à Béon, 37,7° à Belmont-Luthézieu, 36,7° à Armix, 37,6° à Léaz.

La montagne ne fut pas en reste outre le Cerdon et Sutrieu puisque la barre des 30° fut largement franchie même à plus de 1200 m d’altitude avec 30,9° à la station de la Vattay, 34,1° au petit Abergement, 35,8° au Vieu d’Izenave, 35,8° à Cormaranche en Bugey, 33,8° à Mijoux, 34° à Leléx, 36° à Innimond. Seul le sommet de Montoisey s’en sort avec tout de même 26° à près de 1700 m d’altitude.

Mais ce que nous retiendrons ce 12 août 2025, c’est qu’à nouveau après seulement 2 ans, l’Ain a enregistré des pointes dépassant la barre des 40°. Dans le sud du département, le mercure a  grimpé jusqu’à 40,7° à St Vulbas et à Vérizieu ( à seulement 1,2° du record absolu de 2023). Et quand on pense que si le pic se confirme pour ce mercredi, l’Ain pourrait relever des températures jamais rencontrées à ce jour pour ses stations. Et tout cas, même s’ils ne sont pas battus nous n’en serons pas très loin et la journée restera torride.

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