Un nouveau séisme secoue l’Ain.

L’activité sismique sans être inquiétante  paraît devenir de plus en plus récurrente dans le département de l’Ain depuis ces derniers mois. Ainsi, le Bureau central sismologique français a indiqué qu’un nouveau séisme a été ressenti dans le haut Bugey dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 février vers 22h32. Une secousse qualifiée de mineure, d’une magnitude de 3.5 sur l’échelle ouverte de Richter a été ressentie dans un rayon d’un cinquantaine de kilomètres autour d’Hauteville Lompnès où l’épicentre se situait à seulement 1,9 km de la ville et à une profondeur proche des 7 km.  Les témoignages ont très vite afflué sur la Toile. Pour de nombreux habitants du secteur, ils ont ressenti un peu comme un bruit d’avion ou un tir de mine. D’autres ont pensé aux conséquences d’un forage qui est mené sur le plateau à 900 m de profondeur ou bien encore à un pan de neige se détachant de leur toit. Aucun dommage n’a l’air d’avoir été remonté auprès des autorités tout comme ce fut le cas fin novembre lors de la secousse qui avait touché la Bresse. Ce séisme a été plus ressenti dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres jusque sur St Rambert en Bugey ou parfois Ambérieu en Bugey et Ambronay. A noter qu’une réplique d’une intensité de 3.3 à quelques kilomètres de la première secousse ( 5 km au NE d’Hauteville et à 18 km de Nantua) s’est produite 20 minutes plus tard. Enfin, une faible secousse se serait produite ce mercredi matin dans le sud Bugey près de Briord mais d’un niveau bien plus faible. Il faut rappeler que c’est à partir d’une échelle de 5 que des dommages peuvent surtout se produire.  Par contre, la répétition des secousses à plus de 3 ces derniers temps a de quoi interroger et interpeler les habitants du département. Mais selon les spécialistes alors que l’Ain n’est pas à proprement parler une région à très forte densité sismique, il n’en demeure pas moins que ces types d’évènements dans le Bugey ont un taux d’occurrence  assez grand. Toutefois, ces séismes ne sont absolument pas l’indicateur d’un prochain bien plus intense. On comptabilise environ 50 000 séismes de par le monde chaque année et un à deux par mois de ce type d’intensité dans notre pays. La sismicité est qualifiée de modérée en France et ces intensités peuvent être perçues dans un rayon pouvant aller parfois au-delà des 50 km. Le Bugey subit l’impact de ce que l’on nomme plus communément la tectonique des plaques. La plaque arabique remonte vers la plaque eurasienne et la plaque adriatique s’enfonce dans celle-ci. Ce qui entraina la formation de la chaîne des Alpes. Ainsi, notamment la frange Est de l’Ain subit régulièrement ces tremblements de terre. Le tremblement historique qui reste dans les annales de l’Ain remonte au 19 février 1822. Il avait été estimé à un niveau de 7 sur l’échelle et avait touché la région de Belley.  Il y avait eu des dommages importants dans tout le sud du département sur les habitations. Ce cas reste donc exceptionnel. Depuis, l’Ain n’a donc subi que des séismes qualifiés de mineurs sans dommages apparents. Et l’on rappellera que le 21 novembre dernier, le séisme bressan avait enregistré un niveau de magnitude 4, le plus fort depuis les années 70 dans le département.