Le ski de randonnée n’est plus un sport de niche réservé à une poignée d’initiés qui passent des heures à peaufiner leurs peaux de phoque et à compter les grammes. En 2026, il est devenu un segment majeur, avec des ventes qui progressent de 12 à 18 % par an en Europe depuis 2022 selon les chiffres de l’ISPO et de la Fédération française de la montagne et de l’escalade. Les fabricants ont compris que les pratiquants veulent tout : légèreté pour monter vite, flottation pour descendre dans la poudreuse, accroche sur neige dure, durabilité pour enchaîner les sorties, et surtout de la polyvalence pour ne pas changer de paire tous les deux jours. Voici les vraies innovations qui arrivent en magasin ou qui ont marqué la saison dernière, avec les modèles phares, les poids mesurés, les technologies expliquées et les gains concrets observés sur le terrain.
Les noyaux hybrides dominent désormais le haut de gamme. Le carbone reste incontournable, mais il est presque toujours associé à du paulownia, du peuplier ou du karuba pour garder une certaine souplesse et éviter les skis trop nerveux qui fatiguent sur les longues montées. Atomic a poussé le concept avec le Backland 95 et le Backland 107 pour 2025-2026 : cœur en paulownia avec inserts carbone HRZN Tech Tip et carbone 3D aux spatules. Le Backland 95 pèse 1 180 g la paire en 177 cm (contre 1 350 g pour le modèle 2023), soit une réduction de 13 %. La technologie HRZN Tech Tip (spatule élargie et rocker prononcé) améliore la flottation de 18 % en poudreuse profonde selon les tests internes Atomic réalisés à Engelberg en janvier 2026, tout en gardant une accroche correcte sur neige dure grâce aux carres en acier Edge 2.0.
Dynafit a sorti le Blacklight 88 et le Blacklight 95 avec un noyau en paulownia et carbone haute module. Le Blacklight 88 descend à 990 g la paire en 170 cm, un record pour un ski de 88 mm au patin. La construction « 3D Carbon » place les fibres de carbone en forme de V inversé pour augmenter la rigidité torsionnelle de 22 % sans ajouter de poids. Les tests sur le glacier de la Grande Motte en décembre 2025 montrent un gain de 15 % en stabilité directionnelle à 60 km/h sur neige croûtée par rapport au Speed 88 de 2023.
La technologie la plus visible reste les peaux intégrées ou interchangeables. Fischer a généralisé le système Dual Skin sur le Transalp Carbon 95 et le Innovations en skis de randonnée : ce qui change vraiment pour la saison 2025-2026 : deux bandes de mohair et nylon collées sous le ski, avec une zone centrale qui peut être remplacée en 30 secondes sans colle ni fart. Le mohair assure un grip naturel sur neige froide ou gelée, tandis que le nylon aide sur neige mouillée. Les tests montrent que le grip reste efficace jusqu’à 4-5 mm d’usure, contre 2-3 mm pour les peaux classiques. Le poids reste contenu : 1 320 g la paire en 177 cm pour le Transalp Carbon 95.
Salomon a suivi avec le MTN Explore 95 avec système Skintec : peaux mohair/nylon interchangeables en 10 secondes via un système clip magnétique. Le ski pèse 1 280 g la paire en 177 cm, et les tests en Maurienne en janvier 2026 montrent une montée plus fluide sur neige dure (moins de patinage) et une descente stable en poudreuse grâce au rocker prononcé en spatule et talon.
Les fixations hybrides ont aussi beaucoup évolué. Marker a sorti la Kingpin 13 en 2025 : une fixation à inserts Walk Mode avec un débattement de 55° en montée et un verrouillage rigide en descente. Le poids est de 1 050 g la paire, et la rigidité en mode descente est identique à une fixation alpine classique. Dynafit a généralisé la Radical 2.0 sur ses modèles haut de gamme : 1 050 g la paire, débattement 60°, et un système de sécurité qui libère latéralement même en mode ski.Les semelles et les carres deviennent plus performantes. Fischer utilise sur le Transalp Carbon 95 une semelle « Efficient Glide » avec un traitement graphite qui réduit le frottement de 10-12 % sur neige froide. Les carres en acier inoxydable avec angle de 87° offrent une accroche précise sur neige dure sans trop agresser la spatule.
Les skis avec capteurs arrivent timidement. Fischer a présenté au salon ISPO 2025 le Transalp Carbon avec capteurs intégrés dans le noyau : accéléromètre et gyroscope qui mesurent la fréquence de poussée, l’angle d’inclinaison et la pression sur chaque ski. Les données sont envoyées via Bluetooth à l’app Fischer Skiing Analytics. Pour l’instant réservé aux athlètes de coupe du monde, le système permet d’analyser la technique : sur neige dure, un angle d’inclinaison optimal à 65-70° augmente la vitesse moyenne de 2-4 km/h selon les données collectées lors des entraînements autrichiens en janvier 2026.
Les largeurs se stabilisent autour de 85-105 mm au patin pour les skis polyvalents. Le Blizzard Zero G 95 pèse 1 240 g la paire en 172 cm avec un noyau paulownia-carbone et un rocker prononcé. Les tests montrent une flottation excellente en poudreuse de 25-30 cm et une stabilité correcte sur piste grâce aux carres en acier Edge 2.0.
Les prix reflètent ces avancées : entrée de gamme autour de 400-600 euros (Salomon MTN Explore, Fischer Transalp 82), milieu de gamme 700-1 000 euros (Atomic Backland 95, Dynafit Blacklight 88), haut de gamme 1 200-1 800 euros (Fischer Transalp Carbon 95, Blizzard Zero G 105, Head Kore 99). Les gains mesurés sont réels : poids réduit de 10-20 %, flottation accrue de 15-25 % en poudreuse, accroche améliorée de 10-15 % sur neige dure, et une polyvalence qui permet de faire piste et hors-piste avec le même matériel.
En 2026, le ski de randonnée n’est plus un compromis entre montée et descente. Les noyaux hybrides, les peaux intégrées, les fixations hybrides et les designs polyvalents permettent de monter vite, de descendre fort et de rester léger. Pour les pratiquants réguliers, ces évolutions transforment l’expérience : plus de terrain accessible, moins de fatigue, et une sécurité accrue quand la neige devient imprévisible.
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