Alors que les températures flirtent à Pont d’Ain entre 35 et 40° depuis une semaine ( plus de 36° ce vendredi), la situation reste délicate pour la rivière d’Ain avec une température élevée en raison du débit estival de 12 m3/sec et une faune aquatique en souffrance. ( Lire aussi https://www.lejma.fr/2025/07/17/rivieres-trop-chaudes-qui-decide-des-lachers-deau-chaque-ete/ )
Par voie de conséquences, les lâchers d’eau décidés par la préfecture aindinoise en accord avec celle du Jura se multiplient depuis le début du mois d’août. 2 avaient eu lieu entre le 8 et 12 août dernier et un tout dernier a été programmé dans la nuit du 13 au 14 août dernier.
Mais la canicule se poursuit et il a été convenu d’un nouveau lâcher d’eau dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 août via la cellule d’alerte du 13 aout dernier. Il s’agira déjà du 7e depuis le début de l’été et donc le 4e depuis le 1er août. Il pourrait bien y en avoir encore un de plus la semaine prochaine tant la pluie éventuelle n’est pas attendre avant mercredi en principe.
En attendant et afin donc d’améliorer les conditions écologiques de la rivière, et notamment limiter l’augmentation de la température de l’eau et arracher les algues qui entraînent un déficit nocturne en oxygène, un lâcher d’eau sera effectué au niveau du barrage d’Allement.
Le lâcher est programmé dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 août 2025. Il se déroulera dans les conditions suivantes :
– à 0 h, lundi 18 août 2025, le débit à l’aval du barrage d’Allement passe progressivement de 12,3 m³/s à 100 m³/s pour arracher les algues ;
– le débit à l’aval du barrage d’Allement est maintenu pendant 2 heures à 100 m³/s ;
– le débit à l’aval du barrage d’Allement passe progressivement de 100 m³/s à 42 m³/s et est maintenu à 42 m³/s. L’ensemble de cette phase est planifié sur 6 heures ;
– le débit à l’aval du barrage d’Allement passe progressivement de 42 m³/s à 12,3 m³/s.
Ces opérations sont donc encadrées par un arrêté inter-préfectoral signé par les préfets du Jura et de l’Ain. Les lâchers d’eau respectent le règlement d’écoulement des eaux à l’aval du barrage d’Allement; ceci afin d’’économiser les volumes stockés dans le barrage de Vouglans pour garantir la satisfaction de tous les usages sur l’ensemble de la rivière durant l’intégralité de la période estivale.
Pendant le lâcher d’eau, le stationnement de toute personne est interdit sur les berges
et les îles des communes de : • CERNON, CHANCIA, CONDES, LECT, MONTCUSEL, THOIRETTE-COISIA et VESCLES, pour le département du Jura,
• DORTAN, SAMOGNAT, CORVEISSIAT, MATAFELON-GRANGES, CIZE,BOLOZON, HAUTECOURT-ROMANECHE, SERRIERES-SUR-AIN, PONCIN, NEUVILLE-SUR-AIN, PONT-D’AIN, SAINT-JEAN-LE-VIEUX, JUJURIEUX, VARAMBON, AMBRONAY, PRIAY, VILLETTE-SUR-AIN, CHATILLON-LA-PALUD, SAINT-MAURICE-DE-REMENS, VILLIEU-LOYES-MOLON, CHAZEY-SUR-AIN, CHARNOZ-SUR-AIN, SAINT-JEAN-DE-NIOST, BLYES, SAINT-VULBAS, SAINT-MAURICE-DE-GOURDANS et LOYETTES, pour le département de l’Ain
La cellule d’alerte de la basse rivière d’Ain.
La Cellule d’Alerte de la Basse Rivière d’Ain est activée d’avril à septembre. Cette instance de concertation regroupe plusieurs acteurs locaux – pêcheurs, EDF, services de l’État, Syndicat de rivière, chercheurs, etc. autour d’un objectif commun qui est de surveiller l’état écologique de la rivière en période estivale et prévenir les mortalités piscicoles.
En effet, la basse vallée de l’Ain est particulièrement vulnérable en période d’étiage sévère comme en ce moment, avec une forte baisse des débits, un réchauffement des eaux, une dégradation de la qualité physico-chimique et un développement excessif des algues. Autant de facteurs qui peuvent mettre en danger la faune aquatique pendant plusieurs semaines.
Un suivi écologique adapté à la situation hydrologique et météorologique est donc mis en œuvre chaque année. Ce travail de terrain et d’analyse est confié à un stagiaire du SR3A.




