Une vague de chaleur précoce et durable concerne le pays depuis le 19 juin durant laquelle la température a dépassé localement 40 °C la journée et où elle n’est pas descendue sous 20 °C la nuit.
Plusieurs villes comme Toulouse, Avignon, Perpignan ou Colmar ont connu un nombre record de jours de très fortes chaleurs (température maximale dépassant 35 °C).
Les précipitations sont déficitaires de 30 % en moyenne sur le pays, avec un déficit particulièrement marqué près de la Méditerranée où il n’a quasiment pas plu. De violents orages ont touché le pays les 13 et 25 juin avec de fortes rafales de vent, de gros grêlons et de forts cumuls de précipitations en peu de temps.
Des températures caniculaires
Avec une température moyenne de 22,2 °C et une anomalie de +3,3 °C, juin 2025 devient le deuxième mois de juin le plus chaud depuis le début des mesures en 1900, derrière juin 2003 (+3,6 °C).
Après un début de mois proche de la normale, les températures sont restées au-dessus des normales de saison, en particulier en fin de mois avec la mise en place d’une vague de chaleur précoce et longue.
Les températures maximales ont été anormalement élevées sur l’ensemble du pays, particulièrement sur le Sud et le relief, où elles dépassent de 4 à 5 °C la normale sur l’ensemble du mois.
Seules quelques régions près de la Manche et les zones de relief n’ont pas connu de températures supérieures à 30 °C (fortes chaleurs). La température a dépassé 35 °C (très fortes chaleurs), sur plus de la moitié du territoire, de façon durable sur la moitié sud. Sur les départements méditerranéens, juin 2025 compte parmi les mois de juin les plus chauds, avec juin 2022 et juin 2003.
Les nuits tropicales (température minimale dépassant 20 °C) ont été particulièrement fréquentes près de la Méditerranée, conséquence d’une température de l’eau très chaude pour la saison (25 °C, +5 °C par rapport à la normale).

Une pluviométrie très insuffisante
Les précipitations ont été très faibles autour de la Méditerranée (moins de 5 mm), parfois même inexistantes comme à Marseille, Cassis (Bouches-du-Rhône) ou encore Ajaccio et Calvi. Le déficit de précipitations dépasse 75 %.
Les régions allant du Poitou au Centre – Val de Loire aux Pays de la Loire ont bénéficié de moins de 20 mm de pluie au cours du mois, ce qui représente un déficit dépassant localement 50 %.
Au pied des Pyrénées, la pluviométrie est en revanche conforme à la normale. Les régions au nord de la Loire ou encore sur le Nord-Est ont reçu plus de pluie qu’à l’accoutumée, l’excédent atteignant 20 à 40 %. À l’échelle du mois et du pays, la pluviométrie est déficitaire de 30 %.
La sécheresse des sols s’est installée dès le début du printemps sur le tiers nord de la France. Cette sécheresse s’est élargie à l’ensemble de la moitié nord à la fin du mois d’avril.
En lien avec les faibles précipitations de ce mois de juin et les températures caniculaires de ces derniers jours, la sécheresse des sols s’est désormais étendue à une grande partie du territoire avec des sols superficiels plus secs que la normale.
Le soleil très généreux sur l’ensemble du pays
Conséquence des conditions anticycloniques dominantes au cours du mois de juin, l’ensoleillement a été excédentaire sur le pays (+20 %).
Le soleil a été particulièrement généreux sur la moitié nord (excédent de +20 à +40 %). L’ensoleillement est légèrement excédentaire sur la moitié sud (+10 à +20 %).
Zoom régional
Une nouvelle vague de chaleur longue et intense
Une vague de chaleur précoce et longue a débuté le 19 juin sur la France et devrait se terminer dans les premiers jours de juillet. Il s’agit de la 50e vague de chaleur recensée à l’échelle nationale depuis le début de l’indicateur en 1947.
Au cours de cet épisode, la chaleur a été intense et durable sur de nombreuses régions. Ainsi, le nombre de très fortes chaleurs, jours durant lesquels la température maximale a dépassé 35 °C, sur certaines villes est inédit pour un mois de juin (liste non exhaustive) :

En juin 2025, 600 postes de mesure ont enregistré au moins à une reprise 35 °C (ou plus) soit 70 % des stations automatiques du réseau de Météo-France. En juin 2019, 2022 ou 2003, respectivement 82 %, 75 % et 57 % du réseau avait enregistré au moins 35 °C.
Mais, en juin 2025, le nombre de dépassements a été remarquable par la fréquence : près de 10 % des températures maximales enregistrées en juin 2025 ont dépassé 35 °C (9 % en 2019, 7 % en 2003 et 6 % en 2022).
La température a pu dépasser localement 40 °C dès le 24 juin dans l’Hérault (40,2 °C à Moulès-et-Baucels) ou encore le 25 juin dans les Pyrénées-Orientales (41,5 °C à Céret) puis de nouveau les 28, 29 juin sur les régions méditerranéennes et le 30 juin près de la Méditerranée et dans le Sud-Ouest.
Les nuits sont restées suffocantes près de la Méditerranée (température minimale supérieure à 20 °C), conséquence notamment d’une température de l’eau anormalement chaude (25 °C, +5 °C par rapport à la normale).
Le 30 juin, la France a connu la nuit la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de juin, avec une température minimale de 20,2 °C (précédent: 20,1 °C le 27/06/2019) et son après-midi la plus chaude de juin, avec 36,2 °C, exaequo avec la journée du 18/06/2022.

Violentes dégradations orageuses les 13 et 25 juin
Le 13 juin, de violents orages se forment sur le Sud-Ouest et le Nord-Ouest du pays. Ils apportent de gros grêlons, de violentes rafales de vent et localement beaucoup de pluie comme à Rouen (Seine-Maritime) avec 124 km/h et 50 mm en une heure. On dénombre près de 20 000 éclairs sur le pays au cours de cet épisode.
Le 25 juin, une violente dégradation orageuse balaie la France du sud au nord dès la fin d’après-midi. Les orages génèrent de violentes rafales de vent :
• 140 km/h à Bailleul-le-Soc (Oise) ;
• 135 km/h à Montbeugny (Allier) ;
• 126 km/h à Bernay (Eure) ;
• 114 km/h à Montauban (Tarn-et-Garonne) ;
• 109 km/h à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ;
• 107 km/h à Autun (Saône-et-Loire) ;
• 102 km/h à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
L’activité orageuse est localement accompagnée de gros grêlons et de pluies intenses : le 25 juin, il est tombé plus de 50 mm en une heure à Bernay dans l’Eure. Plus de 15 000 éclairs ont également été enregistrés au cours de cet épisode




