L’Ain a aussi son trou à froid comme le Doubs.

Photo d'illustration Météo01.fr

On évoque souvent à chaque grand coup de froid les valeurs très basses observées dans le Jura ou le Doubs comme dans la fameuse localité de Mouthe où régulièrement le mercure peut descendre sous les -20° même si ces dernières années cela devient moins fréquent.. C’est ce que l’on appelle un TAF, soit un trou à froid.

Mais savez-vous que dans l’Ain, nous avons aussi ce phénomène, tout particulièrement sur la commune d’Arbent près d’Oyonnax, située à 530 m d’altitude dans le haut Bugey. Les statistiques depuis l’ouverture de cette station il  y a près de 20 ans donnent des minimales exceptionnellement basses pour cette basse altitude en période de froid. Parfois même, ces chiffres détrônent des secteurs comme le plateau d’Hauteville 300 m plus haut. On peut y relever aussi parfois des gelées précoces ou tardives localement encore fortes.

On y a ainsi par exemple relevé -19,5° le 18 janvier 2017, -23,9° le 1er mars 2005, -14,8° le 27 novembre 2010. A titre de comparaison, la station de Sutrieu est battue à chaque fois et celle d’Hauteville à 805 m d’altitude n’avait pu que s’incliner avec notamment -22,4° le 1er mars 2005.
Il n’y a que Mijoux à tout de même 1000 m d’altitude qui résiste.

C’est quoi un trou à froid ?.

Un “trou à froid” est un phénomène météorologique observé dans certaines régions, souvent des vallées encaissées, où l’air froid peut s’accumuler et les températures nocturnes peuvent descendre en dessous de -20 °C. Ces zones sont généralement éloignées de la mer ou de l’océan, ce qui leur confère un climat semi-continental. Cette tendance au froid est renforcée par l’altitude.

Par exemple, la ville de Mouthe, située à 930 m d’altitude dans le fond d’un val en forme de large cuvette, est un exemple de “trou à froid”. Dans cette cuvette, l’air froid s’accumule, surtout en l’absence de vent.

Les “trous à froid” sont favorisés par les conditions anticycloniques d’hiver avec un vent faible et un ciel dégagé. Ainsi, durant la nuit, l’air situé au niveau du sol devient plus froid que l’air en altitude. La nuit, sans rayonnement solaire, le sol perd de l’énergie et la température de surface du sol diminue. Dans les fonds de vallées, l’air froid est piégé et s’accumule. La présence de neige joue aussi un rôle dans le refroidissement permettant au mercure de perdre quelques degrés supplémentaires.

PARTAGEZ CET ARTICLE