Quel temps fera-t-il ces trois prochains mois ? Voici ce que l’on sait.

Alors que l’été 2025 bat son plein, les prévisions saisonnières pour la France d’août à octobre suscitent l’attention des vacanciers, agriculteurs et autorités, dans un contexte où le climat devient de plus en plus imprévisible. Après un mois de juillet marqué par des orages violents en Savoie et en toute fin de période un incendie stabilisé dans l’Aude, les regards se tournent vers les trois prochains mois. Les modèles météorologique annoncent un été prolongé mais sans canicule à priori, avec des températures tout de même encore élevées, une sécheresse marquée dans le Sud et des épisodes pluvieux plus fréquents au Nord.

Un été prolongé, entre chaleur et instabilité
Les prévisions saisonnières pour août à octobre 2025, basées sur des modèles comme ceux de l’ECMWF et du C3S, indiquent une période globalement plus chaude que la normale, avec des anomalies de température de +1 à +2 °C dans le Sud, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie, et de +0,5 à +1 °C dans le Nord, comme en Île-de-France et en Normandie. Août devrait débuter avec des températures proches des moyennes historiques, autour de 25 °C à Paris et 28 °C à Marseille, mais une vague de chaleur est attendue dès la mi-août, avec des pics à 37 °C à Avignon et 31 °C à Toulouse. Les relevés historiques montrent que la première quinzaine d’août affiche des maximums moyens de 27,9 °C et des minimums de 14,5 °C, mais une transition vers des soirées plus fraîches est prévue fin août, avec des minimums de 13,9 °C. Les précipitations, estimées à 51,7 mm sur 16 jours en moyenne, seront modérées, mais des orages, comme ceux observés en Savoie la nuit dernière, pourraient ponctuer le mois, surtout dans le Nord et l’Est.

Septembre prolongerait cette chaleur, avec des températures élevées, autour de 25 °C à Paris et 28 °C à Nice, mais des pluies plus fréquentes qu’initialement prévu, notamment dans le Nord-Ouest (Bretagne, Normandie), où des cumuls de 60 à 80 mm sont possibles. Le Sud, en revanche, risque une sécheresse persistante, avec des précipitations inférieures à 30 mm dans l’Aude et le Var. Octobre marquera un tournant, avec des températures plus douces (20 °C à Paris, 23 °C à Marseille) et une sécheresse persistante dans le Sud, bien que des perturbations océaniques pourraient apporter des pluies salvatrices dans le Nord et l’Ouest, avec 70 à 100 mm en Bretagne. Ce contraste Nord-Sud, amplifié par un ENSO-neutre (anomalies de température océanique entre -0,5 et +0,5 °C dans le Pacifique), reflète une instabilité croissante, avec des risques d’orages violents et d’incendies dans le Sud, comme celui de Sigean, stabilisé le 27 juillet.

DANS LE DETAIL

Août : une chaleur sans excès notable qui persiste, des orages attendus surtout sur le sud du pays.
Même si l’on a connu le plus souvent le mois de juillet le moins chaud depuis 2016, c’est relatif tout de même, les températures devraient rester encore au-dessus des normales (+1°C), surtout à partir de la deuxième décade, avec des pics réguliers mais à priori pas au niveau du début juillet. Certaines régions pourraient être avantagées par les précipitations orageuses, en particulier sur le sud-ouest, la partie centrale et le centre-est de la France. Tout cela conforte les scénarios ECMWF de chaleur modérée avec instabilité ponctuelle et souvent localisée. Le scénario chaud est le plus probable (70 %), conditions normales limitées (25 %).

-Septembre : transition vers un automne sec mais moins chaud

La tendance à l’excédent thermique devrait se confirmer pour ce mois de septembre comme on l’a vu plus haut. Ainsi, une relative chaleur se maintient (+0,5°C au-dessus des normales), mais faiblit légèrement. Le déficit de pluie (10 %) laisse entrevoir un temps plus sec et moins instable, sous une influence océanique modérée. Toujours une dominante chaude (55 %) mais un scénario plus proche des normales est également modélisé.

Octobre : températures proches des moyennes et peu de pluie
L’automne devrait s’installer de façon progressive sur notre pays avec des températures encore légèrement au-dessus des normes de +0,5°C surtout en première quinzaine. On s’attend encore à un déficit pluviométrique significatif qui pourrait avoisiner les 20 % après un été déficitaire en raison d’une tendance anticyclonique. Les perturbations passeraient en périphérie de l’Hexagone, laissant la plupart de nos régions sous un temps calme. Dans l’ensemble, c’est une tendance à un mois d’octobre légèrement plus chaud que la normale et pour 40 % de probabilité à une normalité. Le risque d’un temps plus frais que les moyennes semble à ce jour peu élevé.

La tendance générale confirme une fin d’été plus chaude que la normale marqué par des orages ici ou là, après un mois de juillet. L’arrivée de l’automne météorologique serait marqué vers une transition progressivement moins chaude mais en déficit pluviométrique inquiétant.

A retenir
Août :70 % de probabilité plus chaud que la normale, 25 % neutre, 50 % pour des précipitations normales, 30 % pour un mois sec
Septembre : 55 % de probabilité plus chaude que la norme, 35 % neutre, 35 % pour un mois sec, 40 % de probabilité de pluies normale.
Octobre : plus chaud que la moyenne 40 %; dans la moyenne thermique 40 %, précipitations 45 % pour la normale, 35 % de probabilités pour excédent pluviométrique, 20 % pour un mois sec.

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