La neige du 26 décembre 1956.

Après un jour de Noël glacial où le mercure avait plongé jusqu’à -8° en Ardèche à St Agrève, La neige a fait une offensive remarquée dans la nuit du 25 au 26 décembre 1956 dans toute notre région Rhône Alpes et Auvergne. La couche atteignait les 30 cm sur Val d’Isère, Tignes et dans les stations élevées de la Haute Savoie avec 30 à 40 cm sur les Gets, 20 cm sur bourg St Maurice, 8 cm sur Chambéry et enfin 5 cm sur Annecy.

Il a neigé aussi sur tout le Jura mais la couche ne fut pas trop épaisse ; seulement 10 cm sur Champagnole à 550 m d’altitude, 5 cm sur Morez, 3 cm sur Lons le Saunier. Sur les routes, la couche a même généralement fondu dans la journée. En Saône et Loire, les gelées restèrent fortes et par la suite les chutes de neige clairsemées. Le dégel  a suivi rapidement dans l’après-midi du mercredi 26. En Drôme et Ardèche, les montagnes ont blanchi dans la journée avec 5 cm au pied du Berbier-de-Jonc ; 3 cm sur St Agrève, 2 cm enfin dans le haut Diois. A Lyon, malgré la surprise de la neige, les Lyonnais ont tout de même pu circuler tout en étant prudents le long des trottoirs. Le tapis blanc resta mince mais glissant. Un radoucissement de la température ( et la circulation aidant) fit tout disparaitre dans l’après-midi.

Dans la Loire, St Etienne resta presque l’exception de la journée. La ville n’a eu que les honneurs d’une neige fondante, mêlée de pluie qui n’a pas tenu. Les rues n’en étaient pas moins très glissantes. Au Bessat, par contre, la couche atteignait les 5 centimètres. En Isère, Vienne, Bourgoin Jallieu, la Côte Saint André, St Jean de Bournay, ont pris eux aussi le  visage de Noêl avec un jour de retard. Durant la nuit du mardi au mercredi, le thermomètre était descendu à -6°. Mais en fin de matinée, le dégel commençait.

Enfin, dans l’Ain, dans le Valromey, l’épaisseur atteignit  les 15 cm. A Belley 6 cm seulement. Mais dans la région de Bellegarde, il a neigé toute la journée et la couche variait entre 10 et 15 cm. Ces mauvaises conditions climatiques malgré souvent leur faiblesse rendirent les routes dangereuses. Les couches de 5 cm et moins sont presque inattaquables au chasse-neige. Et des accidents généralement sans gravité furent signalés. Ainsi dans l’Ain, la neige provoque une série de dommages routiers fort heureusement sans graves conséquences comme sur Polliat, Marboz, Jayat, Attignat où dans cette dernière ville deux poids lourds se sont heurtés frontalement