Les grandes sécheresses en France.

Quand on évoque la sécheresse en France, on pense toujours à l’ année 1976 mais l’ histoire est là pour nous rappeler que dans les siècles passés, la France a parfois subi des catastrophes bien plus gravissimes. Petit retour en arrière même si la liste est peut-être non exhaustive.

584-1000 : en 584, une importante sécheresse touche le pays. Ce sera la ruine pour les vignes et les moissons qui subirent avant cela des gelées blanches et des orages de grêle. En 591, les prairies sont ravagées.L’ été 874 très sec anéanti les foins et les blés. La sécheresse du printemps 892 est extrême. Celle qui s’ abattra en 921 sera du même acabit et durera pendant 3 mois consécutifs, de juillet à septembre. En 994, les pluies sont tellement rares que les fleuves se tarissent. Les poissons meurent dans la plupart des étangs. Les arbres se déssèchent. Les prairies sont brûlées tout comme les moissons.

1001-1500 : L’ été 1078 fut très sec. L’ année 1094 fut très sèche également. En 1137, la sécheresse est très précoce et débute dès le début du mois de mars. Elle durera jusqu’ au mois de septembre.  Puits, fontaines et fleuves se tarissent.  En 1183, de nombreuses rivières sont à nouveau asséchées tout comme les puits. On retrouve les mêmes effets en 1188. En 1204, février ne reçoit quasiment aucune goutte tout comme mars et avril. Il s’ en suivra de très fortes chaleurs. 1212 fut une année très sèche.  L’ année 1226 fut catastrophique. Les récoltes estivales sont ruinées. L’ automne qui suit est très chaud et sec.  L’ hiver qui suit fut très froid et sec et ainsi la sécheresse se prolonge jusqu’ en février 1227.  Cette chaleur sèche et continue produisit partout  une quantité importante de vin. Tout l’ été 1287 est sans pluie. Puits et fontaines se  tarissent. L’ été 1305 subit une extrême sécheresse. Printemps et été 1306 sont du même style. Lé sécheresse fut si grande en 1325 au point qu’ il n’ y aut que 2 jours de pluie dans le cours de 4 lunaisons. En 1331 après un hiver très pluvieux, une grande sécheresse s ‘ installa. La terre devint si dure que les labours ne purent se faire. Il s’ en suivit un hiver pluvieux et doux. L’ été 1334 fut très sec suivi d ‘ un hiver très humide. Le vin fut important. Le sources se tarirent lors de l’ été 1384 suite au manque de pluie. La sécheresse de l’ été 1392 interrompit la navigation sur nos fleuves.
 

1501 à nos jours : La sécheresse de 1632 depuis le 12 juillet dura jusqu’ au 5 septembre. L’ année 1689 fut la plus sèche des 30 dernières années précédentes. Sécheresse en 1694 : il ne tombe que 318 mm sur Paris. En 1719 on descend même à 253 mm pour toute l’ année dans la capitale !. Les eaux de la Seine sont au plus bas comme au pont de la Tournelle. L’ année 1767 fut celle également. A Paris le niveau de la Seine descendit à 27 cm au-dessous du zéro de 1719, abaissement énorme que l’ on n’ avait vu. A Bordeaux, il ne tombe que 469 mm au lieu de 656 mm. A Montpellier la somme des pluies ne donna que 363 mm. La sécheresse de 1778 est importante et elle dure. Non seulement la France est touchée mais également l’ Europe. Paris ne compte que 113 jours de pluie pour un cumul annuel de 446 mm. Le 7 octobre , le fleuve est 10 cm en-dessous des plus basses eaux. La sécheresse de 1793 dure 4 mois. La chaleur s ‘installe en juillet et août après un froid exceptionnel en mai et juin. En 1803, la pluie est très rare du 4 juin au 1er octobre. Et jusqu’ en novembre la situation n’ évolue guère. Puits et fontaines sont à sec. A Paris, le petit bras de la Seine est quasi au sec. Le fleuve affiche le 21 septembre 24 cm sous le niveau zéro. A Montmorency, en 4 mois il ne tombe que 25 mm sur 9 jours de pluie. A Vivers, il manque 216 mm à la quantité moyenne. L’ eau manqua dans plusieurs départements. Il n’ est pas facile et c’ est coûteux de nourrir les chevaux (30 sous). Une sécheresse du même ordre régna en 1817. Il ne tombe que 774 mm à Vviers, 496 mm à Toulouse (102 jours de pluie), 548 mm sur Montpellier (55 jours) , 230 mm sur Marseille, 505 mm à Paris qui fut moins touché que le sud. La Seine est tout de même au plus bas. 1825 est une année encore très sèche. La sécheresse démarra en novembre 1824 et se prolongea sans s’ arrêter jusqu’ en octobre de l’ année suivante.  Partout les pluies sont très faibles. Toutes les régions sont concernées. Les fleuves ont atteint ou dépassé le niveau de leur étiage. La sécheresse de 1842 commence dès début juin avec de la chaleur en prime pour se finir fin septembre. Le nord du pays fut surtout touché. A Paris, les transports par la Seine furent interrompus 4 mois de suite. Les eaux s’ abaissèrent à plusieurs centimètres au-dessous du zéro de l’ échelle du Pont Royal. Il ne tomba que 38,7 mm en juin, 13,3 mm en juillet et août. Les étés 1857 et 1858 sont exceptionnellement secs. A Paris, le niveau de la Seine atteint des niveaux records, en-dessous de ceux mesurés lors de l’ été 1719. Et puis enfin pour terminer citons l’ année 1976, l’ un des dernières les plus conséquentes subies en France.