Chaleur et pluie : un cocktail détonant pour les tiques.

Gare aux tiques dans l’Ain.

 

On parle régulièrement chaque été des moustiques et autre pyrale du buis qui  refont surface. Mais cette année, ce sont les tiques qui font régulièrement la Une. Et le département de l’Ain n’est pas épargné avec ses nombreuses forêts et prairies. Il faut dire que la météo chaude et très humide de ces dernières semaines a favorisé leur reproduction et elles sont signalées nombreuses cette année dans bon nombre des départements dont l’Ain. Et les collectivités locale commencent à prendre conscience d’informer les promeneurs par des panneaux indicatifs que l’ont notamment apercevoir dans les monts Jura. La meilleure protection est de se couvrir. Mais pas toujours évident quand on veut sortir par une belle journée où le mercure dépasse les 25°. Le fait de privilégier un pantalon long est déjà un bon point même si ces bêtes peuvent avoir être détectées dans les têtes ou sous vos bras. Elles apprécient souvent les zones de plis du corps. Il existe d’autres d’autres parades comme des répulsifs  qui font à la fois pour tiques mais aussi les taons et autres moustiques, qui vont être efficaces pendant quelques heures et qu’il faudra suivant la longueur de votre balade renouveler.  Et plus simplement le crochet à tiques où il faudra bien penser dans ce cas-là à inspecter tout son corps au retour. Pour quelques euros seulement, les pharmacies en proposent à la vente. Ce sont les mêmes qui servent pour les animaux. Mais malgré ce que l’on pourrait penser, il n’est pas besoin d’aller trainer bien loin pour se faire piquer  comme l’a constaté l’INRA qui étudie les effets de la maladie de Lyme transmise par les tiques où l’on estime qu’un individu sur 10 est porteur. Quasiment un tiers des piqûres ont lieu dans nos jardins contre seulement 10 dans les prairies. Les forêts restent tout de même le lieu le plus à risques ( 53 %). L’institut dans le cadre de ses recherches, propose aux particuliers piqués de partager des informations (photo, lieu d’une piqûre) sur son application lancée à l’été 2017  qui cette année rencontre un succès exceptionnel avec près de 70 descriptions déclarées le 28 mai dernier (http://ephytia.inra.fr/fr/P/159/Signalement_TIQUE). Que vous pouvez installer gratuitement sur smartphone. Cette application, qui s’inscrit dans le cadre du plan de lutte contre la borréliose de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques et dans la poursuite des actions engagées depuis 2012, vise à renforcer la prévention et l’information des citoyens sur les maladies transmises par les tiques. Elle fera l’objet d’actualisation régulière au fil des nouvelles connaissances développées sur le sujet.  L’Homme est également bien plus visé que les animaux, c’est en tout cas ce qui ressort des données récoltées. Pour 1254 signalements de piqûres sur les animaux, 4198 l’ont été chez l’Homme. Ils concernent principalement des personnes âgées entre 20 et 40 ans (30% des cas), mais aussi de 4à à 60 ans (26%). Ce taux tombe à 17 % chez les enfants et adolescents, dans une tranche d’âge allant de 5 à 20 ans. Suivent les personnes de plus de 60 ans (15% des cas), et les très jeunes enfants, jusqu’à 5 ans (12% des cas).

Chez les animaux, les chiens (45% des cas) et les chats (44%) sont les plus à risques, loin devant les chevaux et le bétail (6 et 5% des cas). Selon l’Inra, le nombre important de piqûres constatées dans les jardins privés « change notre perception sur le risque, et ouvre de nouvelles questions de recherche sur les moyens à mobiliser pour atténuer le risque dans les espaces urbains très fréquentés. » Ces recherches doivent notamment servir dans la prévention contre la maladie de Lyme dont les symptômes – plaques, maux de tête, douleurs articulaires, malaises ou tachycardie – peuvent apparaître après une piqûre de tique. Si vous constatez une tique sur votre corps et si après son retrait, vous ne constatez pas de rougeurs dans les jours qui suivent, c’est que la tique n’était pas porteuse de la maladie de Lyme.